« En octobre 2016, nombre d’entre nous avons fait un serment : celui de revenir chercher en cas d’intervention policière les bâtons plantés dans la terre de Notre Dame des Landes pour défendre la Zad. Un serment, aussi symbolique soit-il, se doit d’être tenu. Le moment semble être venu. »

Rappel ce soir :

PARIS : Rdv 18h sortie du métro Belleville.

CERGY : rendez-vous à 19h devant la préfecture de Cergy (appel de Nuit Debout Cergy / collectif NDDL 95)

21h, à la Commune Libre de Tolbiac, AG « extraordinaire » de soutien et d’organisation contre les expulsions à la ZAD de NDDL, après le rassemblement à Belleville pour penser la suite de la riposte sur Paris & IDF !

Depuis l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport, le gouvernement n’a de cesse de vouloir provoquer la dissociation en interne du mouvement. Selon lui, seul un projet agricole économiquement viable permettrait de rester habiter le bocage. Depuis le début, nous répétons que cela est inadmissible et défendons la pluralité des formes de vie et de luttes qui se sont déployées ici depuis des années. Dans sa volonté de diviser, le pouvoir est largement aidé par les médias. Ils se posent depuis quelques semaines en spécialistes de la géopolitique zadiste. Aussi, notre premier appel aux comités de soutien est de revenir avec curiosité à la source des informations émanant de la Zad, c’est à dire venir passer du temps sur place et privilégier les canaux de communications du mouvement.

En octobre 2016, nombre d’entre nous avons fait un serment : celui de revenir chercher en cas d’intervention policière les bâtons plantés dans la terre de Notre Dame des Landes pour défendre la Zad. Un serment, aussi symbolique soit-il, se doit d’être tenu. Le moment semble être venu.

Face à une menace imminente d’intervention policière, nous réaffirmons notre engagement pris avec tous les signataires des six points pour l’avenir de la zad : nous nous opposons à toute forme d’expulsion des habitants qui ont pris soin de ces terres. Après l’éclatante victoire du mouvement anti-aéroport, nous ne voulons pas nous résoudre à laisser place à un retour de l’agriculture intensive toute aussi destructrice des différentes formes de vie. A la Zad, selon les naturalistes, seuls les habitants et ceux qui ont défendu le bocage sont à même d’en prendre soin.

D’autre part, c’est la solidarité entre les composantes du mouvement et leurs différentes manières de lutter qui a permis l’abandon du projet d’aéroport et qui en a fait un symbole de lutte international, comme l’a évoqué Vandana Shiva dernièrement. Nous tenons à la pluralité des modes d’actions autant qu’à la richesse des façons de vivre sur la zad.

Opiniâtre et va-t-en guerre, le gouvernement coordonne avec arrogance ses offensives. Il porte le glaive en plusieurs endroits à la fois : à Bure, contre les cheminots, les postiers, les demandeurs d’asile, les étudiants, les personnels de santé, etc, etc. Or, les habitants de la Zad ne l’ont pas attendu pour arriver sur les piquets de grève avec des cagettes de légumes et de galettes produits sur les terres occupées de Notre-Dame. Les syndicalistes de la CGT du groupe Vinci n’ont pas attendu ses réformes insultantes pour se féliciter de l’abandon du projet d’aéroport. Nous vivons une époque où toutes les personnes en lutte cherchent sans relâche à se trouver : ce n’est qu’en approfondissant ces liens que nous arracherons d’autres victoires.

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