Dans la commune de Saint Martin le Vinoux, il Ă©tait un petit jardin potager et un verger ouvriers tout tranquilloux


Il Ă©tait un projet immobilier sur le mĂȘme terrain

Il Ă©tait des habitantes et des habitants qui n’étaient pas d’accord avec le projet immobilier.
Il Ă©tait des gens qui s’organisaient pour sauver les jardins (35 arbres fruitiers quand mĂȘme hein !!)
Il Ă©tait une petite BD qui raconte cette histoire

Et puis un jour !

Six personnes sont arrĂȘtĂ©.es la nuit sur le terrain.
[
 Hum hum
 ok
 Ici, on se pose et on rappelle les faits
]
six personnes sur les lieux ok. AUCUNE dégradation sur le terrain.
À partir de là tout s’emballe ! On les emmùne en Garde-à-vue, 24h, puis on renouvelle, 48h, puis on renouvelle !
(Elles resteront en Garde Ă  vue 60h)
On les accuse de vouloir « monter une ZAD* »,
on procĂšde Ă  5 perquisitions,
on prĂ©lĂšve l’ADN, parfois de force (sur un masque ou un vĂȘtement si refus de coopĂ©ration),
on ouvre une instruction judiciaire,
on les met en examen pour « association de malfaiteurs » pour « groupement en vue de commettre des dĂ©gradations » et pour « tentative d’intrusion sur un terrain privĂ© en vue d’y habiter »,
on les soumet à un contrÎle judiciaire : on les assigne à résidence entre 20h et 7h,
on les oblige de travailler ou d’effectuer une formation,
on leur interdit d’entrer en contact entre elles et eux,
on met en place un pointage hebdomadaire au commissariat,
et on leur défend de se rendre sur la commune de Saint-Martin le Vinoux
et on ne donne pas de durée à tout ça.

En fait, l’histoire c’est plutît :

Il Ă©tait un procureur qui se raconte une histoire
Il Ă©tait un endroit oĂč c’était normal de faire venir la police judiciaire de Lyon et d’appeler le parquet de Paris pour six personnes sur un terrain privĂ© sans dĂ©gradation.
Il Ă©tait un endroit oĂč c’était normal de faire subir Ă  six personnes la violence psychologique de les couper de leurs ami.es
Il Ă©tait une violence structuelle et institutionnelle.

Alors c’est pour ça que :

Parce qu’il est hors de question de passer sous silence un État rĂ©pressif et liberticide, XR Grenoble soutient ces six personnes,
Parce que qu’il est urgent de freiner la bĂ©tonnisation des espaces en zones urbaines, XR Grenoble soutient ces six personnes,
Parce que ce lieu est un lieu collectif et social (et qu’il est urgent de faire du lien), XR Grenoble soutient ces six personnes
Parce que les zones à défendre sont de plus en plus nombreuses, XR Grenoble soutient ces six personnes,
Parce que l’urgence Ă©cologique et sociale est lĂ , XR Grenoble soutient ces six personnes,

Avec AmourRage,

XR Grenoble

* ZAD = Zone Ă  DĂ©fendre


Article publié le 13 Oct 2020 sur Extinctionrebellion.fr