Août 3, 2016
Par Indymedia Bruxsel
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On ne sait plus

Qui est qui

Le look ne veut plus rien dire

Le capital aime tout travestir

Des riches habillés en pauvres

Des pauvres habillés en riches

Comme si tout était caché

Comme si tout était camouflé

Comme si tout était déguisé

Des fascistes

Vivant comme des marginaux

Pas de télévision, pas non plus des bobos

Mais quand même pour les traditions

Et malgré des vêtements hippies, cela pue la réaction

Toute apparence

Est devenue trompeuse

Toute apparence

Est devenue menteuse

Un peu comme en Afghanistan

De jeunes femmes, en garçons, se déguisant

Pouvoir ainsi jouir des mêmes droits

Car contre les femmes sont les lois

Chaque pays avec ses traditions

Sa propre répression, sa propre aliénation !

Les femmes en Europe

Elles, peuvent s’habiller comme des garçons

Mais elles durent se battre pour le port du pantalon

La jupe cela n’est plus le top

Moi qui aime regarder dessous, c’est le flop

Mais donc, de toutes façons

Nous portons les vêtements

Qui sont de notre temps

Tant pour les hommes, tant pour les femmes

Cela n’est pas un drame

L’on devrait pouvoir se vêtir comme l’on veut

Mais l’on met surtout ce que l’on peut

Plus une affaire de puissance pécuniaire

Que vraiment de goût vestimentaire

Mais, comme tout dans notre société

Cela est aussi entièrement déterminé

Par ce qui nous a conditionné

C’est-à-dire par notre société

Hier, aujourd’hui, demain

C’est toujours le même refrain

D’anciens vêtements délaissés

Que la mode sait vite remplacer

Comme d’anciens lieux désaffectés

En des lieux de vie, transformés

Le capital aime expérimenter

Mais c’est pour devancer, pour contrôler

Ce qui pourrait lui échapper !

Donc, toute université foraine

Le capital en fait une perspective vaine

La réappropriation d’un lieu

Doit rester un jeu, sans se prendre au sérieux

Mais d’une façon l’autre, le capital y met le feu

C’est le monde entier

Qu’il faut se réapproprier

Ce monde qui nous a été confisqué

Par les lois de la propriété

Par les lois du marché

Tout un monde à transformer

Pour enfin se regarder

Pour enfin se parler

Pour enfin s’écouter

Sans compétition, sans comparaison

Voilà la véritable tâche des révolutionnaires

Hors la blablalogie, et des paroles en l’air

Idée de l’insatisfaction

Insatisfaction de l’idée

Et c’est assez des anciens tyrans

Pour des futurs tyrans, les remplaçant

Des petits détails les signalant

Comme feu Lénine, 1917, de Zurich à Petrograd

Déjà, il voulait le plus haut grade

Voyage en train, financé par l’Allemagne belliqueuse

De toute une stratégie fumeuse

Puis, ce fut la terreur rouge

Communisme de guerre pour que cela bouge

Qui rendit surtout, toute une population, peureuse !

Fascisme brun, fascisme rouge

Hitler le vrai brun, Staline le faux rouge

En fait, deux horribles tortionnaires

Et d’authentiques contre-révolutionnaires

Tout tyran peut en cacher un autre

Tout assoiffé de pouvoir peut en cacher un autre

Il ne faut donner de pouvoir à personne

Car très vite cela déraisonne

Feu Staline finança le bolchévisme

Des braquages qui confinaient au terrorisme

Et la terreur du Caucase

N’était là qu’à sa première phase

Avec tout pouvoir, il en va ainsi

C’est le ver dans le fruit

Elle est bien là la tragédie

Contre cela, même pas l’anarchisme, mais l’anarchie

Mais, bientôt, de l’ADN artificiel

Pour des créatures artificielles

Toute une xénobiologie

Au capital, jamais rien ne suffit

Il faut que tout le vivant lui soit soumis

Cependant

La diversité du vivant, il suffit

Le vivant naturel va disparaître

Le vivant artificiel va apparaître

Contre tout cela, une révolution sociale doit naître !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur ” hiway.fr “





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