Janvier 10, 2022
Par Attaque
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de.indymedia.org / dimanche 9 janvier 2022

« Il y a des entreprises comme Spie, WISAG, Massak, Sodexo […] qui, par leur collaboration, maintiennent en vie l’autorité de l’État. »*

Le 3 janvier, dans l’obscurité, nous avons crevé les pneus d’une voiture de société de Sodexo et nous avons versé du liquide huileux dans ses fentes d’aération, dans la Espenstraße, à Wuppertal.

Sodexo fait partie des profiteur.euse.s de l’industrie carcérale.

Depuis la privatisation de la justice britannique, l’entreprise française gère cinq prisons en Grande-Bretagne, avec plus de 5000 détenu.e.s sous sa responsabilité. Dans d’autres pays, comme par exemple en France ou au Chili, Sodexo fournit des services dans certains secteurs de différentes prisons. Sodexo fournit aux prisonnier.e.s des denrées alimentaires à des prix complètement exorbitants et garde le choix au niveau le plus faible possible, de façon que les prisonnier.e.s n’ont pas d’autre choix que de dépenser leur peu d’argent pour le profit de cette entreprise.

Déjà début 2015, dans la revendication à la suite d’une action contre Sodexo à Berlin, il était indiqué :
« D’ailleurs, Sodexo est sur une liste noire en Belgique pour sa participation aux centres de rétention et en Allemagne elle fournit des services dans les camps de rétention. C’est à cette entreprise qui appartient le groupe Zehnacker, qui se présente comme-ça :
« En tant que partenaire des forces armées, nous les accompagnons dans leurs zones d’opérations, en Allemagne et à l’étranger. Notre mission est de nous engager pour fournir une meilleure qualité de vie, tant pour les troupes que pour leur commandement. Sous la supervision du ministère de la Justice, Sodexo conçoit et propose des solutions qui contribuent au bon fonctionnement des établissements pénitentiaires. Dans toutes nos activités, nous respectons nos valeurs et nos principes éthiques. Notre travail dans ce secteur est une preuve ultérieure de notre fort engagement social ». » [https://chronik.blackblogs.org/?p=572]

En Bavière, Sodexo a proposé, en collaboration avec l’entreprise Wirecard et jusqu’à la faillite de celle-ci, une « carte de paiement » pour les réfugié.e.s [https://www.sueddeutsche.de/muenchen/erding/erding-ersatz-fuer-den-kommunal-pass-gesucht-1.5040997 / https://www.merkur.de/lokales/erding/erding-ort28651/erding-nach-wirecard-insolvenz-funktioniert-erdinger-kommunalpass-nicht-mehr-13815364.html].

Sodexo a été attaquée à Halle en avril 2018, parce que cette entreprise, en tant que prestataire de services, utilise un système de bons comme moyen de sanction à l’encontre des réfugié.e.s, dans le Land Saxe-Anhalt [https://chronik.blackblogs.org/?p=7932].

Cette entreprise est constamment attaquée à travers le monde, par exemple au Canada [https://ausdemherzenderfestung.noblogs.org/post/2019/04/05/quebec-kanada-angriffe-gegen-die-welt-der-knaeste-und-ihre-kollaborateure/] ou au Chili [https://www.anarchistfederation.net/attack-against-sodexo/ [en français ici ; NdAtt.]].

Sodexo représente un système carcéral dans lequel des personnes meurent sans cesse. Les directions des prisons, le système judiciaire, la police et les médias ont alors souvent le réflexe de parler de « suicide » et la responsabilité de la prison est récusée.
Mais, depuis qu’elles existent, les prisons sont là pour faire taire celles/ceux qui ne s’inscrivent pas dans la logique dominante ou qui s’y opposent. Les prisons isolent les personnes de la société. A travers l’isolement du monde extérieur. A travers l’exploitation. Elles détruisent vraiment les prisonnier.e.s. Elles torturent et tuent. Dans des conditions de détention, on ne peut jamais parler de suicide.

En décembre, un homme de 42 ans est mort dans la prison de Wuppertal-Vohwinkel, ainsi qu’un jeune de 17 ans dans la prison pour mineurs de Wuppertal-Ronsdorf. Le 1er novembre, après une arrestation brutale, Georgios est mort pendant sa garde à vue dans une cellule du tribunal de Wuppertal.

Chaque mort en prison, en garde à vue ou dans les mains de la police est une mort de trop.
Nous ne laisserons pas ces meurtres sans réponse !

Pour la révolte contre l’État, son ordre social et ses prisons !
Liberté et bonheur pour les prisonnier.e.s !

Salutations solidaires à ceux/celles qui luttent contre cette société carcérale.
Salutations solidaires aux occupant.e.s de l’Osterholz** !

Pour une année 2022 subversive et pleine de surprises.
Vive l’anarchie (A)

Notes d’Attaque :
* citation de la revendication de cette attaque ;
** la forêt d’Osterholz, près de Wuppertal, est occupée pour éviter que 5 hectares de bois soient rasés et remplacés par les terrils d’une usine de chaux.




Source: Attaque.noblogs.org