Avril 13, 2021
Par Amassada
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Bonjour,
Aprés de longs moments de silence nous revenons vers vous! Et nous vous espérons bien en ces temps maudits.

Avant de vous parler de ce qui nous concerne, nous tenions a vous rapeller que  ce lundi 12 Avril nous aurons le rendu du procés en appel de nos quatres ami.es. Quel qu’il soit, ce que nous retiendrons c’est que nos cher.es camarades sont resté uni.es, déterminé.es et la tête haute, prêt.es à continuer à se défendre!

Se défendre… quelle idée! Pourtant c’est de cela que nous voulons parler en présentant le wébinaire qui se déroulera en ligne du 13 Avril au 11 mai et durera 5 sessions, co-organisé entre des universitaires d’Espagne et du Mexique. Se défendre contre la propagande des nucléocrates, des extractivistes et aussi de celles et ceux qui rêvent de voir le monde « tout vert », en discuant, en affinant nos arguments, en croisant les regards et les parcours… avant de se retrouver. Il n’est plus question de penser cette crise environemmentale que du point de vue « écologique ».
L’Amassada participera à une de ses conférences accompagné du collectif STOP EDF MEXIQUE le 11 mai. Tout au long de ce wébinaire différentes thématiques seront abordées et ceux depuis plusieurs endroits du monde. Les discussions seront en Castillan.

Le collectif STOP EDF MEXIQUE qui publie des informations sur les luttes en cours contre EDF au Mexique, relaira aussi sur sa page facebook et sur son blog Médiapart des résumés en français des interventions. En parallèle il publiera aussi des articles et posts sur différents thèmes:

1) Colonialisme énergétique (vol des territoires, privatisations illégales, violences génocidaires)
2)Impacts écologiques (conséquences sur l’environement et logiques extarctivistes)
3) Délitement du tissu social et climat de violence
4) Résistances et luttes locales

Pour les contacter ou recevoir des infos : [email protected]

Voici donc l’inviation au wébinaire traduite ainsi que le programme en
pj! Nous vous invitons fortement à prendre le temps de la lire et vous remercions de le faire circuler aux personnes que vous croyez intéréssées.

Vous n’êtes pas sans savoir que les zapatistes vont envahir l’Europe cet été. Ce wébinaire vous peremttra de travailler votre espagnol avant de pouvoir échanger avec elles et eux! Nous reviendrons plus en détails prochainement sur tout ça!
D’ici là faites au mieux.
A bientôt
L’Amassada

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Colonialisme énergétique, extractivisme et transitions socio-écologiques

Bien qu’en ce moment même l’attention soit centré sur la pandémie de la Covid 19, nous sommes en train de vivre de nombreuses crises environnementales, parmi lesquelles il convient de souligner le changement climatique et l’épuisement accéléré des combustibles fossiles. Cela fait des années que nous avons traversé l’age d’or du pétrole qui indique le déclin de cette ressource énergétique fondamentale pour le fonctionnement du système-monde actuel. Par conséquent, on note donc au 21émé siècle la nécessite d’une transition dans laquelle ne seront plus disponibles les sources d’énergie utilisées massivement dans les derniers siècles. Cependant, en même temps cette crise aiguise les conflits socio-environementaux et économiques, générant une multitude d’expériences qui tracent dans notre siècle le temps des défenses des territoires et les grandes mobilisation urbaines.

Puisque l’on exclue les fantasmes technologiques tels que la fusion nucléaire froide, l’espoir pour atténuer la pénurie se trouve dans les énergies renouvelables. Alors maintenant les yeux du monde scientifique, écologique, et évidement des grandes capitales sont posés sur cette transition énergétique. De fait, selon l’Agence Internationale de l’Energie durant l’année 2020 l’augmentation des énergies renouvelables était de 20% supérieur à 2019.

Dans ce sens, il y a un important débat ouvert sur les énergies renouvelables et en particulier sur les énergies éoliennes et photovoltaïques en raison de leurs impacts environnementaux qu’elles génèrent sur leur milieu, y compris bien sur, l’occupation et la transformation du territoire sur lequel elles s’installent. De plus, il y a le problème supplémentaire que le modèle de production des énergies renouvelables se base sur la construction de méga projets et qu’il a tendance à suivre le modèle massif, centralisé et hiérarchique des combustibles fossiles et du nucléaire.

Les méga projets des renouvelables qu’on nous vend comme soutenables et alternatifs sont remis en cause par la dépossession territoriales qu’ils engendrent sur la base d’un shéma de colonialisme énergétique, par exemple : dans les villages Zapotèques et Ikoots de l’Isthme de Téhuantepec (Oaxaca, Mexico), dans les territoires nordiques Sami (Norvège, Finlande, Suisse et Russe), dans le sud de la France, dans la péninsule Ibérique, ou dans le Sahara Occidental (Maroc) entre autres. Depuis ces lieux du monde se dénonce les violation des Droits Humains, des Droits Indigènes, Du Droit au Territoire et la dévastation de la biodiversité qui sont commises avec l’installation des grandes plantations des parcs éoliens et photovoltaïques.

Comme toutes les infrastructures industrielles, les parcs éoliens et le reste des sources renouvelables nécessitent des matières premières qui doivent être extraites dans les mines. Cela génère aussi de grands impacts environnementaux et des dépossession territoriales qui sont construits sur des relations de domination coloniale des pays du Nord sur les pays du Sud. Cette forme d’extractivisme montre une limite importante vu que les matériaux utilisés sont rares dans la croûte terrestre. Aussi, l’électrification du système-monde, y compris le transport implique donc une tension extractive croissante sur de nombreux minéraux qui agissent comme limites claires de cette transition énergétique.

Les énergies renouvelables restent dépendantes des combustibles fossiles parce que ceux-ci sont nécessaires pour extraire les ressources minérales qu’elles utilisent, en outre les centrales thermiques sont aussi nécessaires pour garantir la stabilité des grands réseaux électriques. Même dans le scénario dystopique de la destruction de tous les territoires indigènes et bio diversifiés, on ne serai pas en mesure de maintenir la consommation énergétique actuelle des villes et de l’industrie. Par conséquent, toute tentative de pérenniser le métabolisme urbano-agro-industriel comme nous le connaissons, que ce soit avec les énergies alternatives ou d’une autre manière, est voué a l’échec, à partir de là il est urgent de repenser le modèle énergétique et le modèle de développement.

Finalement, pour aborder les crises climatiques et énergétiques nous devons prendre en compte ces variables de l’extractivisme et du colonialisme énergétique sur lesquelles il est prévu de soutenir ce type de transition énergétique, actuellement hégémonique. A la lumière ce débat, des transitions socio-écologiques de basses consommations énergétiques sont proposées dans le cadre de biorégions qui tendent vers l’autosuffisance. Ces expériences se basent sur des formes et processus historiques dans lesquels chaque territoire a été constitué par rapport a la culture qui l’habite, et spécialement les pratiques des peuples indigènes et/ou paysans qui constituent les principales références pour sa durabilité, et pourtant ce sont les plus menacé actuellement.

Prenez ce texte comme une introduction pour le débat du webinaire qui veut ouvrir un dialogue entre les connaissances professionnelles, académiques et scientifiques, avec la connaissance des processus de défense du territoire, conjuguer les analyses critiques de l’extractivisme et le colonialisme énergique, avec la discussion des modèles énergétiques et les transitions socioécologiques en cours. De cette façon, les 6 sessions de 2 heurs que nous avons programmé compteront des activistes et personnes du monde académique d’Europe et d’Amérique Latine principalement.

Le cours s’adresse aux personnes du monde académique, de la recherche, aux professionnel.les, activistes et étudiant.es de différentes disciplines ayant intérêt avec les transitons énergétiques, le changement climatique, les peuples indigènes, les territorialités, la biodiversité et les extractivismes.

Les lignes qui constituent le cours sont :

  • Les impacts de la transition énergétique sur la biodiversité, spécialement les infrastructures de transport énergétique, et les méga projets d’énergies renouvelables parcs éolien, photovoltaïques, etc).
  • Les impacts socio-environnementaux et des Droits Humains, que produisent les infrastructures éoliennes et photovoltaïques, sur les territoires ruraux, indigènes et/ou paysans.
  • Les enquêtes qui remettent en cause le colonialisme énergétique, avec d’une part les territoires sacrifiés qui sont utiliser pour la fabrication d’énergie renouvelable, et d’autre part les inégalités qui existent dans l’accès pour les populations à l’énergie.
  • La relation qui existe entre l’extraction de minéraux et la transition énergétique, tant pour les systèmes de fabrication d’énergie renouvelable que pour l’électrification du transport.
  • Les limites et portées de l’extraction de minéraux rares qui sont nécessaires pour l’ infrastructure et les technologies de la transition énergétique.
  • Les impacts environnementaux et socio-territoriaux de l’extractivisme associé à la transition énergétique.
  • Analyses des processus de défense du territoire dans un contexte de méga projets des énergies renouvelables.
  • Politiques publiques et processus de planification territoriale pour la transition énergétique, avec une attention spéciale a la fabrication d’énergies renouvelables.
  • Analyses et propositions de modèles énergétiques et territoriaux pour les transitions socio-écologiques.
  1. Transitions enérgétiques dans le contexte du colonialisme energétique et de l’extractivisme (13 Avril)

    – Ana Ester Cesena Observatoire latino-américain de géopolitique / Institut d’investigations économiques – Université Nationale Autonome de Mexico

    – Berta Zuniga Caceres, del pueblo lenca et coordinatrice du Conseil Civique des Organisations Populaires et Indigènes du Honduras

    – Juan Infante Amate ( Université de Grenade)

    – Marco Armiero (KTH Royal Institut of Technology, Stockolm, Suède)

    Présentation : Ivan Gonzalez Marquez (Université Nationale Autonome de Mexico)

  1. Modèles énergétiques : politiques et gestions des transitions énergétiques (19 Avril)

    – Javier García Breva (Fondateur r de la Fundación Renovables, Espagne)
    – Sofía Ávila (Institut de Science et Tecnologie Environementales, Université Autonome de Barcelone)
    – Margarita Mediavilla, (Université de Valladolid, Espagne)
    – Juan Requejo Liberal (AT Clave, Espagne)

    Presentation : Diana Osuna (Alliance Energie et Territoire-ALIENTE, Espagne)

  1. Extraction de minerais pour les transitions energétiques (27 Avril)
    – Alicia Valero (Université de Zaragoza, Espagne)
    – Geocomunes (México)
    – Íñigo Capellán (Université de Valladolid, Espagne)
    – Antonio Turiel (CSIC, Espagne)

    Presentation : Josefa Sánchez Contreras (Université Nationale Aautonome de Mexico)

  2. Impacts des énergies renouvelables sur la biodiversité. (3 Mai)

    – Martina Carrete (Université Pablo de Olavide, Espagne)
    – Natalia Rebolo (Laboratoire Ecotono-INIBIOMA CONICET, Argentine)
    – Juan Manuel Pérez-García (Université Miguel Hernández de Elche, Espagne)
    – Juan Traba (Université Autonome de Madrid, Espagne)

    Presentation : Eneko Arrondo (Universidad Miguel Hernández de Elche. Espagne)

  1. Défense du territoireface aux méga projets de renouvelables. (11 Mai)

    Eva María Fjellheim, Centre d’Etudes Sami (Norvège)
    Guadalupe Ramirez, Assemblée de Unión Hidalgo (Istmo Tehuantepec, Mexique)
    Kiro Eufemio Felipe Jiménez, Université Autonome Communale de Oaxaca, sede Ixhuatán (Mexique)
    L’amassada y Stop EDF Mexique ( Francia)
    Luis Bolonio (Alliance Energie etTerritoire ALIENTE, Espagne)

    Presentation : Álvaro Campos (Université du Pays Basque)

Le cours est enregistré en tant qu’activités virtuelles du Forum Social Mondial 2021. Comme activité parallèle aux cours, nous lançons un numéro spécial de la revue Land (MDPI) qui amplifie la participation et les impact des débats.

Comité Directeur:

Antonio Ortega Santos, professeur de l’université de Grenada

Alberto Mataran Ruiz, professeur de l’université de Grenada

Coordination du cours :

Ivan Gonzales Marquez

Josefa Sanches Contreras, Doctorante à l’Université Nationale Autonome de Mexico

Louis Bolonio (ALIENTE)

Chiara Olivieri (STAND-UGR)

Helios Escalante (STAND-UGR, Ecologistas en Accion)

Activité gratuite, il n’est pas nécessaire de s’inscrire. VOUS POUVEZ ALLER A N’IMPORTE QUELLE CONFERENCES SEPAREMENT OU A L’ENSEMBLE DU COURS.

Entités de financement
STAND UGR
Escuela Internacional de Posgrado (Université de Granada)
Programa de Doctorado en Historia y Artes (Université de Granada)
Ecologistas en Acción
Plataforma Ciudadana por una Transición Ecológica Justa
Universidad Autónoma Comunal de Oaxaca, sede Ixhuatán (México)
Land Journal (MDPI)

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Source: Douze.noblogs.org