Nous avons fait cette action le 29 septembre 2020 pour rappeler que nous sommes tout·te·s des victimes de ce système de la mode

Alors que le monde souffre de la pandémie et de l’urgence climatique, que 80% des défilés de cette fashion week parisienne se font de manière digitale à Paris, Dior persiste à alimenter cette culture de l’excès et de l’obsolescence, faisant peser un coût social et environnemental terrible sur la planète, les hommes, les animaux (l’industrie de la mode est responsable d’environ 8% des émissions de gaz à effet de serre, plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis). La fashion week est une semaine de la honte, les normes archaïques et excluantes de la mode et ses défilés n’ont pas leur place dans l’urgence humaine et climatique. La seule chose à faire à ce stade, c’est produire moins.

Le gouvernement doit imposer des limites à cette industrie destructrice

Nos rebelles ont d’abord mené une action symbolique à l’entrée du défilé, où les célébrités se faisaient photographier. Une des rebelles s’est infiltrée, progressivement prenant place juste derrière la famille Bernard Arnault, puis au moment du défilé, s’est levée et a marché pour rappeler la réalité des véritables victimes de la mode.

Nous souhaitons également par cette action appeler aux multinationales de l’habillement à cesser le recours au travail forcé dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang et à mettre fin à leur complicité dans les atteintes aux droits humains commises par le gouvernement chinois. « Le gouvernement chinois détient entre 1 et 1,8 million de Ouïghours et d’autres personnes d’origine turque et musulmane dans des centres d’internement et des camps de travail forcé, ce qui représente la plus importante détention d’une minorité ethnique et religieuse depuis la Seconde Guerre mondiale » (Source Collectif Ethique sur l’étiquette)

Il faut radialement changer de modèle.

Maintenant !

We are all fashion victims


La tribune

La mode est une industrie toxique pour la planète comme pour nos sociétés.
Nous sommes tous et toutes victimes de la mode.
La mode pollue nos terres.
La mode pollue notre eau.
La mode pollue notre air.
L’industrie de la mode surproduit pour finalement gaspiller.
L’industrie de la mode exploite les populations dans des conditions de travail indignes.
L’industrie de la mode est actuellement complice du génocide des Ouïghours.
Il faut radicalement changer de modèle. Maintenant.
Les solutions existent.
Nous n’avons pas besoin de ces défilés qui ont lieu cette semaine.
La fashion week est une semaine de la honte.
Le gouvernement doit imposer des limites à cette industrie destructrice.
Recyclons. Réduisons. Réparons. Réutilisons.
Refusons d’acheter des vêtements tâchés du sang de ces victimes.
Repensons le modèle dans sa globalité.

Ensemble, rebellons nous contre ce modèle toxique

On en parle dans les médias :


Article publié le 13 Oct 2020 sur Extinctionrebellion.fr