Mars 23, 2021
Par Les mots sont importants
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Après avoir repris le mot « lynchage » pour désigner la simple critique de leurs écrits racistes ; après les mots « racialisme » ou « racisme anti-blancs » pour désigner la simple dénonciation de la monopolisation du pouvoir politique, économique et culturel par des Blancs ; après les mots « cancel culture », « effacement de l’histoire » ou même « négationnisme » pour désigner la correction de leur récit national mythique à la gloire de Colbert et Napoléon ; après « apartheid » et « fascisme » pour des réunions non mixtes entre opprimé.e.s, voici que la novlangue d’extrême droite poursuit sa progression et qu’est désormais consacrée dans la presse « républicaine » du « centre » (c’est ainsi qu’elle s’autodéfinit) un très ancien et classique concept lepéniste (remontant à l’époque Jean-Marie) : la fameuse « colonisation » à « rebours ».

Principale visée, quand on feuillette le torchon, qualifiée de colonisatrice donc : une immense chorégraphe, de renommée internationale, nommée Bintou Dembélé. Coupable d’avoir travaillé sur l’héritage colonial français, et de s’être produite à l’Opéra de Paris.

Prochaines étapes, pour le moment chez Renaud Camus mais bientôt, qui sait, chez Marianne, Les Rep et LREM : les mots « esclavage » et « génocide », pour désigner leur perte de trois pouces de privilège.

Pour finir sur une note positive : si ce n’est pas encore fait, allez découvrir le grand art de Bintou Dembélé.

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Source: Lmsi.net