« Née russe en 1869, Emma Goldman émigre aux États-Unis à 16 ans. Activiste et conférencière anarchiste, elle est expulsée en 1919 vers la Russie. Au bout de deux ans, elle s’exile de nouveau en dénonçant avec courage le régime bolchévique. Après un séjour sous haute surveillance aux États-Unis et son dernier combat, la révolution espagnole, « Emma la rouge » s’éteint à Toronto en 1940. »

Organisée dans le cadre de la 5e édition du Printemps de la traduction – Les traducteurs parlent aux lecteurs, cette rencontre autour de Vivre ma vie, une anarchiste au temps des révolutions invite Jacqueline Reuss, l’une des deux traductrices de l’ouvrage, à évoquer ce véritable monument de la littérature anarchiste, enfin disponible en français grâce aux éditions de L’Échappée. Cette version intégrale corrige à la fois les lacunes de l’adaptation expurgée de 1979 et les nombreuses erreurs historiques et factuelles de l’original.

Une rencontre animée par Margot Nguyen Béraud – Traductrice des auteurs espagnols Iván Repila : Le Puits, Denoël, 2014 ; Kiko Amat : Tout ce qui fait BOUM, Asphalte, 2015 et José C. Vales : Cabaret Biarritz, Denoël, 2017) ; argentins J. P. Zooey : Te Quiero, 2016 ; Iosi Havilio : Petite fleur jamais ne meurt, 2017 ou de la mexicaine Laia Jufresa : Umami, 2016, pour les éditions Buchet/Chastel.

Organisé par l’association ATLAS (Association pour la promotion de la traduction littéraire), Le Printemps de la traduction ouvre une fenêtre sur l’actualité éditoriale de la traduction littéraire en donnant la parole à ses principaux acteurs : les traducteurs, tout en proposant une réflexion sur un thème donné. Cette 5e édition aura pour fil rouge la poésie, genre réputé intraduisible.

De Marion Graf, qui s’interrogera sur la différence entre traduire prose et poésie ainsi que sur la pertinence même de cette question, à Jacques Bonnaffé, qui nous fera part de son émerveillement devant l’impossibilité des possibles, une vingtaine de traducteurs présentent leurs dernières parutions et animent des ateliers dans une dizaine de langues, afin que que chacun puisse découvrir et s’essayer à cet étrange exercice où il s’agit, pour reprendre les mots d’Umberto Eco, de « dire presque la même chose ».

En savoir plus : https://www.atlas-citl.org/printemps-de-la-traduction-5e-edition-2019/


Article publié le 14 Mai 2019 sur Paris-luttes.info