Mai 19, 2021
Par Paris Luttes
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“Des prisons en plus !” clame t-on à chaque nouveau gouvernement. Il y a ceux qui ont l’honneur de les programmer et ceux qui gèrent la construction. C’est toujours les mêmes excuses : faire face à la surpopulation, aux conditions indignes, à l’encellulement collectif.

Mais chaque cellule construite est un pas vers plus de personnes envoyées en prison quotidiennement par la justice. Une réponse répressive de l’État qui ne se lasse pas d’enfermer toujours plus les pauvres et les récalcitrants. Par contre celles et ceux participent à leur construction, ceux qui décident, commandent et les imaginent (pas celles et ceux qui sont exploité·es sur les chantiers) sont tranquilles et capitalisent sur la misère des autres.

Histoire de troubler leur tranquillité, on en a visités deux d’entre eux en ce début du mois de mai.

Gaudin Architecture au 6 Impasse Mont Louis à Paris, où en réponse à leur travail il a été écrit « Gaudin dessine des prisons et des comicos », « Feu aux prisons, liberté pour tou-te-s » et où des câbles de fibres optiques ont été coupés.

Bérim, au 149 avenue Jean Lolive à Pantin, qui est impliqué dans la rénovation du centre pour jeunes détenus à Fleury-Mérogis, de construction de SAS et la construction du palais de justice de Paris, a vu sa façade des bureaux tagué et son digicode défoncé à coup de marteau.

Mardi 11 mai vers 14h, une trentaine de personnes se sont réunies entre deux averses à Montreuil (93), avec des tracts, une banderole, des affiches, de la peinture et un peu d’inspiration.

Quelques rues du bas Montreuil se souviendront de leur passage (éclair) mais surtout l’entreprise Egis au 4 rue Dolorès Ibarruri, qui en faisant son blé dans la construction des prisons, récolte aussi un relooking gratuit !

À la revoyure !
































Source: Paris-luttes.info