1er mars. Lors du débat d’orientation budgétaire de l’agglomération Béziers-Méditerranée, trois taxes 
ont été évoquées :
− Une nouvelle taxe Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) qui 
s’appliquera aux propriétaires, 
− Une Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)
− Une surtaxe sur le prix de l’eau et l’assainissement. 
Mais dans le journal dirigé par Robert Ménard en date du 1er mars, (et distribué gratuitement à 75000 
exemplaires), le maire justifie ces taxes en accusant l’ancienne équipe dirigeante de l’Agglo, 
aujourd’hui dans l’opposition, d’avoir caché des chiffres pour les laisser à la charge de la nouvelle 
Agglo. La Une du journal montre un couple visiblement surpris d’adultère avec ce titre « l’ancienne 
Agglo prise sur le fait ». 
Devant tant de manipulation, l’ancien président de l’Agglo, Frédéric Lacas (maire de Sérignan), 
Florence Taillade (présidente du collectif Ensemble pour le Biterrois) et Bernard Auriol (maire de 
Sauvian) ont organisé une conférence de presse afin de rétablir la vérité. 
Florence Taillade a expliqué qu’elle était « atterrée par le journal de Ménard. Sur la forme et sur le 
fond… Il oublie délibérément qu’il était en tant que vice-président, associé à toutes les décisions 
prises et qu’il a voté tous les budgets et comptes de l’agglomération. ». Frédéric Lacas complète 
« Comme son ami Robert Gély (vice-président chargé des finances dans l’ancienne équipe) qui est 
toujours en charge du budget… ». Il y a pire. Sur la taxe Gemapi, Bernard Auriol (maire de Sauvian) 
précise « J’avais abordé cette question en 2019 mais c’est Robert Ménard et Robert Gely qui avaient 
milité contre cette nouvelle taxe » car « c’était l’année qui précédait les élections municipales. 
Pourtant quand il y a une catastrophe, il faut bien anticiper ce genre de problème ».
Pour les deux autres taxes, soit, elles ne pouvaient pas s’appliquer légalement sans connaitre le coût 
réel du service ou le nouveau schéma directeur pour l’eau et l’assainissement. Pour conclure, 
Frédéric Lacas est lui aussi écœuré par ces propos. Il pense que Robert Ménard « n’arrive pas à 
assumer le fait d’imposer des taxes à la population, alors pour se défausser, il essaie de faire porter 
sa responsabilité sur un tiers ». 
Bref, Robert Ménard a beau se plaindre, il est tout aussi responsable de la situation que ses 
prédécesseurs.

3 mars. Le décret de dissolution de Génération identitaire est paru au Journal Officiel. Il repose sur 
deux arguments principaux : « un discours de haine incitant à la discrimination ou à la 
violence envers des individus en raison de leur origine, de leur race et de leur religion » et « par sa 
forme et son organisation militaires… le caractère d’une milice privée ». Cela dit, le conseil des 
ministres a justifié sa décision en détaillant certains actes ou phrases que les lecteurs de ces « faits 
et méfaits de l’extrême droite » ont régulièrement entendus ici à Béziers. Cela commence par ces 
mots : « L’acte fondateur de l’association s’inscrit dans l’occupation, en 2012, du chantier de la 
grande mosquée de Poitiers par plusieurs dizaines de militants se revendiquant de Charles Martel ou 
encore de la Reconquista ». Nous rappellerons à ce sujet que Robert Ménard était président du 
comité de soutien aux membres de Génération identitaire poursuivis par la justice dans cette affaire. 
Ensuite le décret précise que « l’association présente l’immigration et l’islam comme des menaces 
que les Français doivent combattre et entretient délibérément un amalgame insidieux entre, d’une 
part, les musulmans ou les immigrés et, d’autre part, la « racaille », les « assassins » ou les 
terroristes, en visant ainsi à attiser le ressentiment d’une partie de la population à l’encontre des 
étrangers ou des Français d’origine étrangère. » Ou encore à « vouloir entrer en guerre contre tous 
ceux qui veulent nous arracher nos racines et nous faire oublier qui nous sommes ». Voilà le genre 
d’association que soutiennent le couple Ménard et toute l’extrême droite française. Il faut aussi 
rappeler que Brenton Tarrant, auteur de la tuerie de Christchurch en Nouvelle-Zélande, en 2019 (51 
morts dans deux mosquées) était « membre bienfaiteur » de Génération identitaire.

5 mars. Dans le quartier de St Jean-de-Libron, les odeurs de la déchèterie étaient parfois insupportables.

Robert Ménard jugeait que cette décharge était « une folie, un vrai scandale, mais 
que la situation changerait dès son arrivée aux affaires de l’Agglo ».
Aussi, au cours d’une rencontre avec les habitants de ce quartier, Henri-Pierre Fabre, directeur de 
département déchèterie à l’agglomération de Béziers a expliqué que « le centre d’enfouissement ne 
fonctionne toujours pas comme prévu notamment pour les déchets organiques qui, en fermentant, 
dégagent des biogaz nauséabonds. » Robert Ménard a précisé que « l’usine de Valorbi continuait à 
recevoir des milliers de tonnes de déchets venues d’autres communautés de communes et de 
plusieurs entreprises privées spécialisées dans le ramassage des ordures ! A un prix inférieur à ce 
que cela nous coûtait ! Et c’est le contribuable qui payait la différence… Nous sommes en train de 
renégocier tout cela. Dans tous les cas, l’Agglo ne veut plus payer. Traiter les déchets des autres, 
c’est fini, ils n’apportent plus rien ici. » Du côté des riverains on notait une amélioration (à l’initiative 
de l’ancienne Agglo) mais « les craintes par vent fort et de pluie sont toujours là ». D’autres 
voudraient que la décharge disparaisse comme Robert Ménard l’avait revendiqué quand il n’était pas 
encore le président de l’Agglo « Mais ça, ce n’est pas à l’ordre du jour » a expliqué Robert Ménard ce 
jour-là… En effet, le site va continuer à recevoir les déchets jusqu’en 2029. 

5 mars. La mairie de Béziers a annoncé, à la grande surprise des parents et des enseignants, 
l’installation d’un club de billard dans la grande salle d’activité de l’école élémentaire Jean-Jaurès, 
quartier de l’Iranget. C’est l’incompréhension assure Jean-Christophe Llanta, président de 
l’association de parents d’élèves. « Cette salle sert énormément… en particulier par les élèves en 
situation de handicap ». Même son de cloche pour Thérèse Blanc, directrice de l’établissement 
« nous la retirer constituera forcément un manque puisqu’elle est très utilisée, pour les activités 
sportives, la danse ou le théâtre. » De plus, cette décision entrainera également la suppression d’une 
douzaine de places de parking réservées au personnel. Face à cette levée de bouclier, la municipalité 
a expliqué tranquillement « L’installation de l’association Béziers Billard Club est prévue pour 
septembre 2021 et nous espérons que ce partenariat avec une école de la ville permettra de faire 
découvrir le billard, sport méconnu, aux enfants de l’école. » Et de poursuivre « Ce type de 
partenariat existe depuis plusieurs années à Béziers avec la pétanque ou le rugby (ASBH) » tout en 
précisant que « la salle en question était très peu utilisée ». Ce que dément formellement la directrice 
de l’école. Encore une fois, la mairie préfère imposer ses choix sans vraiment tenir compte des 
enseignants et parents.

6 mars. Une bonne nouvelle. La Coordination antifasciste Occitanie (CA0) regroupant plusieurs 
syndicats et associations, vient de se créer à Toulouse. Une charte, un tract et affiche sont en cours 
de rédaction.

9 mars. Selon L’Opinion, journal proche du MEDEF, Louis Aliot, Jean-Paul Garaud et Robert Ménard 
se sont rencontrés pour sceller les modalités de leur entente aux élections régionales et 
départementales… Pour ce journal « Louis Aliot ouvre la voie à droite et Marine Le Pen l’emprunte 
convoitant à fond l’électorat des Républicains pour 2022 ». Cela dit, selon deux sondages parus 
récemment sur les intentions de vote pour les Régionales en Occitanie, si dans tous les cas de figure, 
c’est Carole Delga (PS) qui arrive en tête au 1er tour avec 28% des voix, l’extrême droite obtiendrait 
avec la liste RN de Jean-Paul Garraud 26% (sans une liste concurrente de Robert Ménard). Pour le 
deuxième tour avec ou sans les écologistes, Carole Delga l’emporterait aussi facilement. Le journal 
précise tout de même que le maire de Béziers est connu par de 67% des personnes sondés alors 
que Jean-Paul Garraud ne l’est que de 7%. En revanche au décompte des mauvaises opinions, 
Ménard arrive en tête avec 30%. Pour finir la journaliste pense que Robert Ménard devra se contenter 
de quelques cantons dans le département avec l’aide du RN.

10 mars. Depuis le 28 février, le service Culture de la Ville de Béziers a lancé une initiative « La 
culture à Béziers s’invite chez vous ». Chaque jour la page Facebook de la ville propose une petite vidéo d’un artiste, d’une compagnie ou d’un extrait de spectacle. Alors que toute l’activité culturelle 
est à l’arrêt complet, l’idée est intéressante même si la culture à Béziers se résume souvent à la Lyre 
biterroise ou à Daniel Guichard. Cela dit, pour annoncer cette initiative, le service culture l’a illustrée 
de la photo d’une femme de dos, en débardeur et short assez moulant, ouvrant une fenêtre. Comme 
si la culture à Béziers avait besoin d’un attrait sexué pour être valorisée et ce, à quelques jours de la 
journée internationale des droits des femmes. En fait, le machisme « ménardien » très répandu dans 
le journal de la ville est toujours à l’œuvre.

13 mars. Contre la loi « Sécurité Globale », une manifestation de 2000 personnes, s’est déroulée à 
Montpellier et des rassemblements se sont tenus à Sète et à Béziers. 
À Béziers les manifestants réclamaient en plus, la libération de Max. 
Ce même samedi, il y a eu également à Béziers une manifestation du Colbac contre les corridas mais 
aussi un rassemblement de 200 forains sur les Allées Paul Riquet venus réclamer le pouvoir de 
travailler. Bien entendu, devant la fameuse Grande roue, « l’emblème du maire » qui tourne à vide, le 
couple Ménard est venu les soutenir, histoire de faire dans la récupération. Alors, galvanisé par ce 
soutien, Jean Dubois, patron de la fameuse Grande Roue et ami du maire, a appelé la municipalité à 
« faire de Béziers, la capitale de la fête foraine ».

15 mars. Le Midi libre publie un reportage sur les usines Seveso dans le département. Ainsi, on 
apprend que Béziers et Villeneuve-lès-Béziers concentrent trois usines classées « seuil haut » dans 
la zone du Capiscol. Mais pour les maires de ces deux villes « Ces usines sont dans le paysage 
depuis si longtemps que dans l’inconscient collectif, les gens vivent avec ». Et Robert Ménard de 
préciser « Depuis que je suis maire jamais je n’ai vu des gens me faire part directement de leurs 
craintes. Et puis, il y a tellement de précautions prises que ça rassure les gens ». Conclusion du 
journal régional « Et donc tant qu’il n’y a rien… »

15 mars. Le journal de propagande de Robert Ménard s’émerveille que le Centre universitaire 
Du Guesclin (antenne biterroise de l’université Paul Valéry de Montpellier) va s’agrandir et pouvoir, 
d’ici deux petites années, recevoir jusqu’à 400 étudiants supplémentaires. Pour le maire de Béziers 
« ces étudiants supplémentaires dans la ville représentent plus de vie, plus de peps dans nos rues, 
de nouveaux consommateurs aussi, bref, une véritable émulation pour la plus ancienne cité du 
pays ». Et d’annoncer dans la foulée que « des travaux sont programmés pour 2022, 2023. Pour un 
coût global de 7,6 millions d’euros HT. » Une récupération de plus car si l’Agglo a bien reconstruit 
l’IUT en le transférant du quai Port-Neuf au Champ de Mars, elle n’a pas participé à l’installation du 
Centre Du Guesclin financé par l’université avec l’aide de l’Etat et de la région. 
Dans ce même numéro le journal réitère ces accusations contre le Midi Libre à propos d’un article sur 
la Villa Rey. Robert Ménard dénonce « Une information fausse, diffusée sciemment » car « certains 
journalistes de Midi Libre n’ont que faire de la réalité. Ils n’ouvrent pas les yeux, n’informent pas. Ils 
suggèrent, ils combattent, ils militent. ». 
Il s’en prend aussi aux gens du voyage… Suite à plusieurs interdictions d’une aire dédiée aux Gens 
de voyages et des occupations illégales le journal montre les dégradations avec photos à l’appui et 
explique sans même donner le point de vue des gens du voyage, que « la remise en état coûtera, 
vous coûtera (l’argent ne tombe pas du ciel) au moins 100 000 euros ». L’article se termine par cette 
phrase « Vous avez dit ras-le-bol ? ». 
En fait, pour en savoir plus, il faut lire un article de Médiapart. Il nous apprend que sur l’aire de 
Béziers, une femme avait été hospitalisée en novembre dernier parce qu’elle avait le Covid, et c’est 
pour cette raison que les familles ont réclamé «15 jours, un mois de plus, le temps qu’on guérisse». 
Or l’eau et l’électricité ont été coupées «On les remettait, ils les coupaient, on les remettait, ils les 
recoupaient… On est restés 15 à 20 jours comme ça. Les enfants ont dû dormir dans la voiture 
chauffée.»16 mars. Mediapart a publié plusieurs articles dénonçant la présence de soldats affichant leurs 
sympathies néo-nazies sur les réseaux sociaux. Ces articles sont étayés, notamment, par des photos 
ou vidéos saisies dans certaines casernes. Une cinquantaine de cas ont été ainsi révélés. Et l’un 
d’eux est en poste dans l’Aveyron, à la 13e demi-brigade de légion étrangère, installée depuis 2016 
sur le plateau du Larzac. La vidéo le montre avec un tee-shirt de la division SS Charlemagne en train 
de faire un salut hitlérien. Ce même militaire s’en prend également à l’artiste Bilal Hassani par les 
mots « Zyklon B sa mère », en référence au gaz utilisé par les nazis dans les camps de concentration 
pour exterminer plusieurs millions de juifs. Hervé Grandjean, porte-parole du ministère des Armées, 
assure que cette situation ne concernerait que « quelques cas isolés, des dérives individuelles sur un 
total de 210 000 militaires… mais qu’une enquête interne a été lancée ». Enfin, Le colonel Aubry, 
responsable de la Légion étrangère au Larzac, qui a incontestablement reconnu le lieu explique « Je 
ne veux incriminer personne à ce stade. Je l’ai appris par voie de presse comme tout le monde hier 
soir. C’est choquant et consternant » a-t-il indiqué. Depuis ce légionnaire a été exclu de l’armée. Cela 
dit dans le journal du Biterrois paru le 1er mars, il y a une pub pour cette même Légion étrangère, 
accompagnée d’une photo de ce colonel qui nous montre du doigt pour savoir s’y on « est tenté par la 
Légion ». Dans ce numéro, il nous explique « Tout le monde peut venir rejoindre notre réserve 
opérationnelle, de 17 à 40 ans, avec ou sans expérience militaire » et il ajoute « Peu importe si vous 
avez ou non des diplômes, peu importe votre race ou nationalité. Il faut juste avoir le désir de servir la 
France. » Visiblement ce colonel a des conceptions plutôt racialistes de l’espèce humaine, d’ailleurs 
il précise « Nous sommes en contact régulier avec le maire de Béziers qui nous a déjà rendu visite à 
la base. Il aime notre façon d’intégrer et même d’assimiler des gens venus des quatre coins du 
monde ! ». Cette façon très encadrée, très militaire, très fascisante doit plaire visiblement au maire de 
Béziers. 

17 mars. La députée Emmanuelle Ménard a écrit à la ministre Roselyne Bachelot pour se plaindre de 
la disparition des chiffres romains dans les musées au prétexte qu’un nombre grandissant de visiteurs 
ne sait plus lire la numérotation antique. En ligne de mire le Louvre et surtout le musée Carnavalet. 
Pour elle, il s’agit d’une destruction et d’un nivellement par le bas. « Ces chiffres font partie de notre 
héritage, et parce que nos racines ont un sens, ces chiffres doivent être protégés. Notre culture, notre 
patrimoine ne peuvent être sacrifiés, amoindris, simplifiés au prétexte d’attirer plus de personnes » 
écrit-elle.
Deux jours plus tard, un billet de la cheffe d’agence du Midi libre, lui répond en précisant que ces 
chiffres sont toujours enseignés en primaires et dans les collèges et « il est certain, au vu des 
critiques qui s’abattent sur elle, que Roselyne Bachelot, a du temps à consacrer aux chiffres 
romains… Tout comme la députée de Béziers ». Évidemment cela n’a pas plus à la députée qui lui a 
répondu, via les réseaux sociaux en reprochant au Midi libre de ne jamais parler de son travail de 
députée, alors que pour d’autres les colonnes du journal sont grandes ouvertes. Le surlendemain, 
nouveau billet d’humeur de la même cheffe d’agence : elle raconte que devant la cathédrale dans sa 
Lozère natale « nombre d’enfants et de visiteurs parlent de Urbain Vé pour Urbain V ». Et elle rassure 
la députée que les chiffres romains n’ont pas disparus du musée Carnavalet « pour rendre ses 
parcours encore plus accessibles, le musée fera côtoyer les deux systèmes de numération et que 
cela n’entache en rien la culture française »

19 mars. Un rassemblement organisé par le Mouvement de la Paix s’est tenu devant la rue du 
Commandant Hélie Denoix de Saint Marc « pour un retour au nom d’origine de la rue du 19 mars 
1962 ». En effet en 2015, Robert Ménard a débaptisé cette rue (date du cessez-le-feu en Algérie) 
pour lui donner le nom de cet officier putschiste. Celui que le maire de Béziers considère comme une 
« héros français » était directeur de cabinet du général Massu (le tortionnaire de la bataille d’Alger) 
avant d’avoir occupé, à la tête du 1er Régiment Étranger de Parachutistes, divers points stratégiques 
de la ville d’Alger dans une tentative de renverser le gouvernement de la France en avril 1961. 
Cette année la pose symbolique d’une plaque en carton « Rue du 19 mars 1962 » s’est déroulée tranquillement devant une vingtaine de personnes jusqu’au moment où la police municipale est 
arrivée. Ces fonctionnaires, dont certains n’hésitaient pas à chercher le contact physique, ont 
prétendu que le rassemblement était interdit (alors qu’il était déclaré à la sous-préfecture) ou que la 
distanciation physique n’était pas respectée. Un cameraman a été empêché de travailler : un policier 
s’est placé délibérément devant son objectif. 
Heureusement au bout de quelques minutes la police du maire est partie, Quelques militants ont alors 
pris la parole en revenant sur le rapport de Benjamin Stora qui malgré certaines critiques, lève la 
chape de plomb qui recouvrait jusqu’ici ce pan de notre histoire. D’autres se sont souvenus de la peur 
des familles de voir partir leurs enfants pour faire le service militaire là-bas ou encore du soulagement 
des appelés du contingent en apprenant la signature du cesse-le feu. Enfin Raymond, enfant en 
Algérie en 1955, s’est souvenu de cet officier français menaçant son père instituteur de gauche « de 
lui faire creuser sa propre tombe ! ». Signalons que la mairie de Béziers a mis ses drapeaux en berne 
car pour elle, le 19 mars est une trahison. En revanche Bertrand Gelly (maire de Corneilhan et 
soutien de Robert Ménard à l’Agglo) a participé à une cérémonie pour commémorer ce cessez-le-feu.

19 mars. Un article du journal la Pieuvre du Midi sur les places de la ville construites par la mairie 
depuis l’élection de Robert Ménard : « Dans une ville, une place est un lieu essentiel d’échanges, de 
rencontres, de passage… » Mais à Béziers « elles sont souvent dans le même esprit : revêtement 
très minéral, pas de banc (bien sûr), au mieux deux ou trois chaises scellées dans le sol mais vite 
enlevées selon l’humeur du maire et une fontaine centrale dont la margelle sert de siège de fortune 
aux passants. Quelques arbres rachitiques remplacent les anciens qui procuraient par leur feuillage, 
l’ombre et la fraicheur… le tout renvoie un sentiment d’abandon, de désertification… » Conclusion du 
journal : « Le maire s’entête à embellir « sa » ville, en excluant les habitants. »

21 mars Les extrémistes ultra violents de la Ligue du Midi ont organisé une conférence en vue de 
s’implanter à Narbonne. Richard Roudier et son fils Olivier avaient fait le déplacement pour 
l’occasion. A noter que dans l’assistance, on trouvait Nicole Mina, Conseillère régionale RN de 
l’Occitanie et ancienne élue de Marsillargues dans l’Hérault. Finalement les liens entre l’extrême 
droite parlementaire qui se veut respectable et les plus violents des activistes sont toujours bien 
réels… D’ailleurs, selon leur presse «L’assistance a pu se délecter des diapositives de l’attaque du 
local du RAIH (Réseau Accueil Insertion Migrants de l’Hérault) ».

22 mars. A l’appel du Collectif du 22 mars, ni oubli, ni pardon, une centaine de personnes se sont 
rassemblées devant la faculté de droit de Montpellier afin d’apporter un soutien aux étudiants 
agressés par un commando d’extrême droite le soir du 22 mars 2018. L’avocat des parties civiles a 
rappelé que « 7 personnes seront jugées mais en regardant toutes les images on a le sentiment qu’il 
y en avait plus ». A noter que l’un des principaux inculpés, le professeur Jean-Luc Coronel de 
Boissezon est aujourd’hui enseignant à l’ISSEO, l’école de Marion Maréchal.

 
23 mars. Un hommage a été rendu à Trèbes dans l’Aude, aux 4 victimes des attentats terroristes de 
Trèves et de Carcassonne de 2018. À Béziers, le lendemain, le maire et le sous-préfet de Béziers ont 
rendu hommage au seul colonel Arnaud Beltrame. Pourquoi l’oubli des trois autres victimes ?

Peut-être que la fascination pour la gendarmerie explique cela ? 

24 mars. Au tribunal de Béziers se tenait le procès intenté par la SPA pour interdire les corridas au 
nom d’une loi contre la souffrance animale. Selon un avocat des amoureux de la tauromachie «
l’animal souffre plus en Alaska ou en Bourgogne que chez les Basques ou les Biterrois. Pourquoi ? 
Au nom de la tradition. » (sic !). Robert Ménard et une centaine de manifestants pro-corridas ont fait 
face à une dizaine de membres du Comité de liaison biterrois pour l’abolition des corridas (Colbac).
Selon un sondage, 73% des français sont contre les corridas et ils sont encore plus nombreux à se 
prononcer pour l’interdiction d’assister à ces spectacles pour les mineurs.

25 mars. Après l’attaque par un commando d’extrême droite contre la librairie la Plume Noire à Lyon le 20 mars dernier, c’est en pleine séance plénière du Conseil régional d’Occitanie à Toulouse, que 
plusieurs militants de l’extrême droite royaliste, Action Française, vêtus de noir et cagoulés, se sont 
introduits dans l’hémicycle, en agressant des agents de sécurité et en criant « A mort les islamo-gauchistes ! ».

Deux personnes ont été interpellées et une banderole a été abandonnée sur place sur 
laquelle était inscrit : « Islamo-gauchistes : traîtres à la France ». Comme les bâtiments du Conseil 
de Région sont surveillés, on pense que les individus sont entrés par le parking véhicule et auraient 
bénéficié de complicités. D’après le porte-parole du mouvement monarchiste, c’était pour « dénoncer 
le financement de la grande mosquée de Toulouse, tenue par un islamiste, et le financement de SOS 
Méditerranée, un organisme de passeurs de migrants déguisé en organisation humanitaire. » Pour la 
Ligue du midi, il s’agit de « combattants de notre survie. Nous avons défendu Génération Identitaire, 
pourquoi accabler Action Française ? Les réactions des élus gauchistes et gaucho-compatibles nous 
démontrent par ailleurs le bienfondé de cette intervention, qui a d’évidence déstabilisé les rouges-verts

peu habitués à subir ce qu’ils infligent aux autres. C’est en soi une petite victoire qui peut en 
amener d’autres » … La menace est à peine voilée. En revanche, le syndicat Solidaires Sud 
Collectivité territoriale de l’Occitanie a souligné à juste titre « Ces images de militants de l’Action 
Française dans un hémicycle régional ne sont pas sans nous rappeler celles des membres du 
commando de la Ligue du Midi dans l’amphithéâtre de la Faculté de Droit de Montpellier il y a tout 
juste 3 ans, quasi jour pour jour ». Il faut dire que le lendemain, des étudiants du même mouvement 
royaliste ont accroché, une banderole et allumé des fumigènes sur une coursive extérieure de 
l’Institut d’études politiques (IEP) de Strasbourg, là aussi pour protester contre l’islamisme. Ils avaient 
déjà agressé, quelques jours plus tôt, des militants du syndicat Solidaires de cette ville. En agissant 
ainsi, l’extrême droite montre une nouvelle fois son vrai visage : action violente et volonté de 
bâillonner la démocratie. Évidemment, le Rassemblement National et Robert Ménard ont dénoncé cet 
acte mais force est de constater que c’est eux qui alimentent par leurs discours le rejet des 
populations musulmanes et la haine de la démocratie. 

26 mars. Un ancien appelé de la guerre d’Algérie évoque sur son blog le drame de la rue d’Isly à 
Alger le 26 mars 1962, peu de temps après les accords d’Évian. Il écrit « On aurait dû se réjouir de 
l’issue d’une situation devenue insupportable …Mais c’était sans compter sur l’OAS, organisation 
terroriste qui avait développé l’idée qu’il fallait maintenir l’Algérie française, et poursuivre la guerre ». 
Ils avaient appelé la population à « manifester, bravant l’interdiction. Et ce fut le carnage face aux tirs 
d’un régiment de tirailleurs algériens. On enregistra des dizaines de morts et un nombre sans doute 
plus grand de blessés. On peut avoir une pensée émue pour ces pauvres gens qui se sont laissé 
entraîner par un mot d’ordre irresponsable ». Et l’ancien appelé en Algérie termine son texte ainsi « À 
Béziers comme chaque année, un rassemblement a lieu devant une stèle qui rend hommage à 
quatre assassins de l’OAS, condamnés à mort par la justice et exécutés pour leurs crimes. L’un d’eux 
Bastien-Thiry avait attenté à la vie du chef de l’Etat ! Ainsi va l’exploitation d’un drame. »

26 mars. A Perpignan, une conférence de presse a annoncé la création officielle d’un VISA 66 dans 
les Pyrénées-Orientales. Il est composé de 5 structures syndicales : CGT, Solidaires, FSU, la 
confédération paysanne et la CNT. En plus de l’élection de Louis Aliot à la tête de la ville, VISA 66 a 
alerté sur les dangers de l’extrême droite « Ces temps-ci, on voit des affiches de l’Action française 
fleurir les murs de Perpignan. Il y a aussi des identitaires… Mais le pire, c’est la progression des 
idées d’extrême droite dans le monde du travail… Beaucoup de gens disent : “on a essayé la droite 
et la gauche ils sont pareils.” Mais on a également essayé le fascisme. De nombreux habitants du 
département sont d’ailleurs des descendants de réfugiés espagnols qui l’ont fui. ». En préparation 
également, une riposte au congrès national du RN les 3 et 4 juillet prochain « pour montrer qu’il y a 
une opposition en face »

27 mars. Comme annoncé lors du débat d’orientation budgétaire les trois taxes ont été votées au 
Conseil communautaire (Agglo) par la majorité des maires (pro-Ménard). Dans ce budget principal, le 
fonctionnement représente 112,3 Millions d’Euros et les investissements 48,8 Millions d’Euros. Le 
vice-président aux finances, Bernard Gély, note une baisse des dépenses de fonctionnement avec 
moins d’externalisation et de communication, une baisse des subventions à l’aéroport et à l’office de 
tourisme (tiens, tiens). Mais les frais de personnels augmentent de 400 000 Euros pour s’établir à 27 
Millions d’Euros. À noter que les maires de Bassan, Espondeilhan et Coulobres, pourtant membres 
du groupe d’opposition, ont voté pour ce budget. 

28 mars. Dans un article intitulé « Qui sont les jeunes fascistes locaux ? », le journal informatique Le 
Poing de Montpellier explique « Quelques étudiants montpelliérains ont monté en mai 2020 leur 
propre groupe, nommé « Jeunesse Saint-Roch » en référence au saint-patron de Montpellier ». Ce 
groupe, largement contesté, de plusieurs individus « ayant tournés autour de la Ligue de Midi, des 
royalistes de l’Action française et autres groupuscules nazillons, est composé de deux jeunes de 
Castelnau-le-Lez, étudiant à l’université Paul-Valéry, ainsi que d’un ex-skin néonazi et de quelques 
étudiants issus de la haute-bourgeoisie biterroise. ». « Les références des membres de la « Jeunesse 
Saint-Roch » témoignent d’un affligeant mélange de référence au nazisme et au royalisme, d’une 
pseudo-spiritualité « catho tradi » et païenne, de postures hooligans antisystèmes et de discours pro-police.

Cette petite bande a collé dans les rues de Montpellier, trois jours après le meurtre de Samuel 
Paty, des messages accusant les professeurs d’être complices de l’islamisme… ». Enfin l’article 
explique que « Ce groupe utilise un label « south face » employé aussi par des militants fascistes de 
Nîmes, d’Avignon et de la région ».

28 mars. Le journal La Pieuvre du midi révèle quelques idées et méthodes de Robert Ménard sur les 
réseaux sociaux. Par exemple, sur la page Facebook de la ville, on a une idée très « réac » pour 
parler des 150 ans de la commune de Paris : « Alors que la France vaincue par l’Allemagne tente de 
panser ses plaies, un gouvernement d’extrême gauche installe un pouvoir socialiste dans la capitale. 
Le drapeau rouge est adopté. La Commune se pense comme une « République universelle » et 
ouvre donc sa citoyenneté aux étrangers. Elle sépare l’église de l’État et imagine l’école laïque. 
L’expérience dure jusqu’au 28 mai 1871, jour où les « Versaillais » écrasent les derniers 
communards… ». Commentaire du journal : « la naturalisation des étrangers, l’école laïque, la 
séparation des églises et l’État… Inutile de préciser que rien dans l’Œuvre de la Commune ne peut 
convenir à l’actuelle majorité municipale ». Ensuite sur la page Facebook de l’Agglo qui rend compte 
de toutes les visites de Robert Ménard aux autres maires, on apprend qu’il est venu à Sérignan dont 
le maire Frédéric Lacas est l’ancien président de l’agglomération. Mais, explique le journal « … pas 
plus le photographe de l’agglomération que le rédacteur de l’article ne l’aperçoivent, pourtant le maire 
de cette ville était bien présent. Ce n’est que sur la page Facebook de Sérignan qu’on le 
retrouve. ». Dire que Robert Ménard défendait la presse et critiquait le Midi libre comme étant un 
journal Nord-Coréen. Très « petit » comme attitude mais aussi révélateur d’un état d’esprit.




Source: Visa-isa.org