Ce lundi 10 juin, à 9h15, l’équipe des urgences a dû faire face à une
agression physique d’une grande violence de la part d’une jeune patiente
qui a agressé physiquement les équipes soignantes qui se sont retrouvées à
terre sous les coups.

5 agents de l’équipe du service de sécurité sont arrivés pour maitriser la
patiente, avec l’aide de 4 autres soignants.

1 médecin, 2 aides soignants et une infirmière ont déposés plainte au
commissariat de Rennes à la suite des faits et ont déclarés un accident d
travail.

La violence qui s’est produite aujourd’hui fait partie des situations de
violences auxquels sont confronté quotidiennement les personnels soignants.

En grève depuis plusieurs semaines à Rennes comme dans toute la France,
les personnels dénoncent ces situations de tensions générées bien souvent
par des délais de prise en charge trop inadaptés.

La Direction du CHU de Rennes doit plus que jamais reconnaître cette
tension, par un dimensionnement en conséquence de la filière d’aval, pour
réduire considérablement le temps d’attente et de prise en charge aux
urgences du CHU de Rennes, en remettant les lits supprimés, notamment par
le développement démesuré de l’hospitalisation en ambulatoire.

La ministre Agnès BUZYN, a estimé qu’une prime pouvait être attribuée aux
agents dans les seuls services ou la situation était légitime !

Pourtant c’est toutes les urgences de France qui sont dans cette situation
critique.

Dans un contexte de mobilisation des agents en postes aux urgences, la
réponse doit être des plus rapides et dimensionnées aux besoins et attentes
de tous ces professionnels.

C’est la capacité d’accueil, de prise en charge et les effectifs soignants
et médicaux qui doivent être remis à niveaux. Il faut pour cela remettre
des moyens financiers suffisants dans le financement des hôpitaux et
arrêter les politiques d’« Hôstérité » menées depuis de trop nombreuses
années sur le dos hôpitaux et des malades

Syndicat SUD du CHU de Rennes


Article publié le 11 Juin 2019 sur Rennes-info.org