Novembre 5, 2021
Par Rebellyon
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Une étudiante de 24 ans à l’Issep, après avoir subit un viol commis par un membre de l’ex Génération Identitaire, subit bizutages et harcèlements de la part de Thibaut Monnier, cofondateurs de l’institut, et de Victoria Pourcher, la directrice administrative de l’établissement. Tous deux sont d’anciens élus du Rassemblement national au niveau local ou régional.

Deux dirigeants de l’Issep, l’institut privé fondé et dirigée par Marion Maréchal à Lyon, sont visés par une enquête pour « harcèlement moral » à la suite d’une plainte déposée par une étudiante de 24 ans qui, suite à un viol, commis chez elle, par un membre de Génération identitaire le 11 septembre, subit harcèlements et bizutages de la part d’élèves et de deux membres de la direction de l’institut. L’agresseur, membre de l’ex Génération identitaire, organiserait fréquemment des soirées à la Traboule en collaboration avec l’Issep.

L’Issep conteste les propos de l’étudiante qui ni tout harcèlement. Pourtant son témoignage est assez clair. Lors d’une soirée d’intégration, elle est la cible de harcèlements verbaux de la part d’élèves et de membre de la direction de l’institut afin de lui faire quitter l’Issep, ou de la pousser au silence.

La dernière épreuve se fait sur le pont du diable, un élève me dit : “voilà, c’est là où les gens qui ne se sentent pas bien sautent pour se suicider”

Thibaut Monnier, le cofondateur de l’école, renchéri alors :

Regarde dans le vide, est-ce que tu te sens bien ? »

La jeune femme a ensuite déposé plainte pour « harcèlement moral », lundi 25 octobre, contre les deux dirigeants de l’école du fait de leur gestion du dossier et de leurs propos. Ses deux plaintes sont désormais en enquête préliminaire. Selon BFMTV, où l’étudiante est allez témoigner anonymement, la plaignante affirme avoir informé la direction de l’école de sa plainte pour viol et de l’identité de son agresseur, qui selon elle, participe à des soirées organisées par l’école à la Traboule, un bar associatif connu pour être le fief des identitaires à Lyon.

Depuis des années les associations et organisations antifascistes dénoncent l’existence même du local de la Traboule et de l’institut de Marion Maréchal Lepen, qui est un centre de formation pour cadre d’organisation et de parti d’extrême droite. Cette triste histoire ne fait que rappeler que ces différents lieux sont interconnectés et visent tous à faire de Lyon un centre de propagation des idées et de formation des cadres de l’extrême droite.




Source: Rebellyon.info