Le collectif interprofessionnel et gilets jaunes du secteur Beaujolais Val-de-Saône manifeste en convoi actuellement sur l’A6 entre Belleville et Villefranche-sur-Saône pour dire non à la réforme des retraites.

Après 7 semaines d’actions et de grèves, et face à la surdité du gouvernement, le collectif interprofessionnel et gilets jaunes du secteur Beaujolais Val-de-Saône a décidé de renforcer son action. Vendredi 24 janvier, nouvelle journée d’action nationale, le collectif manifeste en convoi de voitures entre Belleville et Villefranche-sur-Saône, afin d’alerter la

population et de maintenir la pression sur le gouvernement.

Cette opération, qui ralentira obligatoirement le trafic entre les deux villes jeudi, n’est en aucun cas une opération de blocage de l’autoroute A6 puisque nous veillerons à laisser libre une voie de circulation. Toutefois, le cortège circulera à à allure réduite afin d’être visible.

Par cette action, le collectif interprofessionnel et gilets jaunes du secteur Beaujolais Valde-Saône affirme de nouveau son refus de la réforme des retraites dite « à points », qui obligera les futurs retraité·e·s à se partager au maximum 14% du PIB quel que soit leur nombre. La richesse nationale partagée doit l’être en fonction de la répartition de la population : plus de retraité·e·s nécessite une plus grande part de redistribution en leur faveur des richesses produites.

Les gens qui ne vivent que de leur travail, et qui toute leur carrière auront été les seuls à créer les richesses de ce pays n’ont pas à se partager la misère pour leurs vieux jours ni voir l’âge de leur départ à la retraite constamment reculer.

Nous réaffirmons, comme l’assurait le C.O.R.(conseil d’orientation des retraites) encore l’an dernier qu’il n’y a pas de problème financement des retraites. Ce n’est pas les dépenses qui sont trop élevées, mais les recettes de la sécurité sociale qui sont asphyxiées à cause des choix politiques de ce gouvernement et de ses prédécesseurs.

A l’heure où la finance rafle les richesses du pays – pour mémoire 10 % du PIB ont « glissé » des revenus du travail aux revenus du capital en 40 ans et la bourse bat année après année des records de dividendes–, nous dénonçons fermement la casse des services publics et des mécanismes nationaux de redistribution des richesses, qui depuis 70 ans ont fait la preuve de leur solidité comme de leur efficacité.

Nous appelons tous les collectifs éducation comme interprofessionnels à généraliser la grève et à multiplier les actions coup de poing comme celle que nous menons aujourd’hui sur l’ensemble du territoire.

Nous continuerons nos actions jusqu’au retrait de la réforme des retraites à points et l’assurance d’une juste répartition des richesses produites pour celles et ceux qui les créent, c’est-à-dire celles et ceux qui ne vivent que de leur travail.


Article publié le 24 Jan 2020 sur Rebellyon.info