Communiqué de presse du collectif enseignant·e·s et gilets jaunesdu Beaujolais et du Val-de-Saône, le 15 janvier à 7H30.le collectif enseignant-e-s et gilets jaunes du secteur Beaujolais Val-de-Saône manifesteen convoi actuellement sur l’A6 entre Belleville et Villefranche-sur-Saône pour dire non àla réforme des retraites.

Communiqué de presse du collectif enseignant·e·s et gilets jaunesdu Beaujolais et du Val-de-Saône, le 15 janvier à 7H30.le collectif enseignant-e-s et gilets jaunes du secteur Beaujolais Val-de-Saône manifesteen convoi actuellement sur l’A6 entre Belleville et Villefranche-sur-Saône pour dire non àla réforme des retraites.Après 6 semaines d’actions et de grèves, et face à la surdité du gouvernement, le collectifenseignant·e·s et gilets jaunes du secteur Beaujolais Val-de-Saône a décidé de renforcerson action. Jeudi 15 janvier, nouvelle journée d’action nationale, le collectif manifeste enconvoi de voitures entre Belleville et Villefranche-sur-Saône, afin d’alerter la population etde maintenir la pression sur le gouvernement.Cette opération, qui ralentira obligatoirement le trafic entre les deux villes jeudi, n’est enaucun cas une opération de blocage de l’autoroute A6 puisque nous veillerons à laisserlibre une voie de circulation. Toutefois, le cortège circulera à à allure réduite afin d’êtrevisible.Par cette action, le collectif enseignant-e-s et gilets jaunes du secteur Beaujolais Val-de-Saône affirme de nouveau son refus de la réforme des retraites dite « à points », quiobligera les futurs retraité·e·s à se partager au maximum 14% du PIB quel que soit leurnombre. La richesse nationale partagée doit l’être en fonction de la répartition de lapopulation : plus de retraité·e·s nécessite une plus grande part de redistribution en leurfaveur des richesses produites.Les gens qui ne vivent que de leur travail, et qui toute leur carrière auront été les seuls àcréer les richesses de ce pays n’ont pas à se partager la misère pour leurs vieux jours nivoir l’âge de leur départ à la retraite constamment reculer.Nous réaffirmons, comme l’assurait le C.O.R.(conseil d’orientation des retraites) encorel’an dernier qu’il n’y a pas de problème financement des retraites. Ce n’est pas lesdépenses qui sont trop élevées, mais les recettes de la sécurité sociale qui sontasphyxiées à cause des choix politiques de ce gouvernement et de ses prédécesseurs.A l’heure où la finance rafle les richesses du pays – pour mémoire 10% du PIB ont« glissé » des revenus du travail aux revenus du capital en 40 ans et la bourse bat annéeaprès année des records de dividendes–, nous dénonçons fermement la casse desservices publics et des mécanismes nationaux de redistribution des richesses, qui depuis70 ans ont fait la preuve de leur solidité comme de leur efficacité.Nous appelons tous les collectifs éducation comme interprofessionnels à généraliser lagrève et à multiplier les actions coup de poing comme celle que nous menons aujourd’huisur l’ensemble du territoire.Nous continuerons nos actions jusqu’au retrait de la réforme des retraites à points etl’assurance d’une juste répartition des richesses produites pour celles et ceux qui lescréent, c’est-à-dire celles et ceux qui ne vivent que de leur travail.


Article publié le 16 Jan 2020 sur Rebellyon.info