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Cette semaine (fin octobre), les apôtres économiques de la mairesse sont sortis dans les médias pour dire (à notre grand étonnement (soupir)) que les coffres de la ville sont vides. Pour préserver les propriétaires d’une hausse de la taxe foncière, la ville envisage d’augmenter les tarifs des équipements, tel l’accès aux piscines publiques, aux infrastructures sportives et au parc Rivière-du-Moulin.

Ne nous fermons pas les yeux. Ces mesures auront un impact direct sur l’offre de service des gens moins fortunés. Autrement dit, pour que des propriétaires de maisons de grandes valeurs ne voient pas leur facture de taxe connaitre une hausse cette année, administration municipale choisie la voie de l’utilisateur payeur. La conséquence directe ne se fera pas sentir sur ceux qui possèdent un chalet, leur propre piscine ou qui ont des abonnements à des activités sportives divers mais bien sur ceux qui, pour pratiquer ces activités, n’ont d’autre choix que de se rabattre sur les offres de service publique. À l’époque des saines habitudes de vie et de la promotion de l’activité physique, ce choix est pour le moins discutable.

La ville souhaite aussi diminuer les dons qu’elle fait aux divers organismes à but non lucratifs de la ville pour éviter une hausse de taxe trop brutale pour nos chers propriétaires. Ce sont donc des organismes communautaires qui tiennent à bout de bras les ressources pour ceux qui en ont le plus besoin qui essuieront cet impact. Une fois de plus, les marginaux, les pauvres, les jeunes et les sans-abris deviennent des citoyens de seconde zone pour préserver la richesse des fortunés.

Peut-être aussi que ville Saguenay songe à se renflouer avec l’argent des contraventions qui seront distribués aux fumeurs de cannabis dont le proprio a interdit de fumer chez eux et le font dehors. Une fois de plus la ville vise directement les jeunes, les sans-abris et les personnes vulnérables avec des amendes dérisoires (de 100 à 2000$!) mais c’est une autre histoire.

Maintenant que le centre-ville à sa scène croche à grand frais, que la rue Racine multiplie les commerces bobos et qu’un nouveau poste de police assure la répression au centre-ville, c’est au tour des plus pauvres (encore) de mettre la main dans leurs poches pour qu’ils paient eux-même la gentrification qui les chasse.

Olivier L.