Juin 29, 2021
Par Le Pressoir
350 visites


Alors que le 4 juin 2021, les skinheads néonazis Esteban Morillo et Samuel Dufour étaient condamnés en appel pour l’assassina du syndicaliste Clément Méric, à Montpellier, nous attendons encore le verdict du procès de l’attaque fasciste du 22 mars 2018.

En effet, après 3 ans d’attente interminable, arrivait enfin le procès du commando armé de la fac de droit, les 20 et 21 mai 2021. Un appel à rassemblement le jeudi 20 mai a été lancé par le collectif 22 mars 2018 : ni oubli ni pardon en soutien aux victimes de l’agression, ainsi que pour faire parler des violences fascistes, de la répression institutionnelle et d’une justice bourgeoise qui n’a fait que faire traîner le procès. “Trois années de procédures qui n’ont pas été empreintes de l’impartialité requise. » déonce l’avocat des victimes, Maître Demersseman.

Après deux jours de procès intenses, durant lequel 6 des 7 prévenu-e-s ont avoué les faits, le Procureur de la République, a requi :

18 mois avec sursis requis contre Philippe Pétel (ex-doyen de la fac de droit, ayant organisé le rassemblement)

10 mois ferme requis contre Jean-Luc Coronel (professeur d’Histoire du droit à l’Ecole de Marion Maréchal)

Un an avec sursis requis contre Patricia Margand (compagne de Coronel et ancienne candidate royaliste aux législatives de 2012 à Lyon, proche du Rassemblement National, qui a constitué le groupe de gros bras « pour faire peur » aux grévistes.)

Un an ferme requis contre Martial Roudier (membre du commando et fils du fondateur de la ligue du midi)

Ainsi que l’interdiction d’exercer dans la fonction publique pendant 5 ans pour Philippe Pétel et Jean-Luc Coronel de Boissezon

18 mois maximum… c’est ce que le Procureur de la République considère comme suffisant face à la violence d’un commando armé sur des étudiant-e-s pacifiques, pour certain-e-s endormi-e-s, et la mise en place de cette violence par une personne détentrice de l’autorité publique (Philippe Pétel, ex-doyen de la fac de droit). C’est scandaleux ! Nous dénonçons fermement cette décision, éminemment politique et exigeons la reconnaissance de l’abus de pouvoir utilisé par Philippe Pétel, en tant que détenteur de l’autorité publique, ainsi que l’interdiction à vie d’exercer dans la fonction publique pour Philippe Pétel et Jean-Luc Coronel de Boissezon.

Depuis cette agression, on peut constater un regain d’activité des groupuscules d’extrême droite sur Montpellier. Des groupuscules d’extrême droite mènent depuis plusieurs mois des actions sur nos campus ainsi que dans la ville pour tenter de se rendre visibles. Il est à noter que la violence à l’encontre de militant-e-s n’est pas en augmentation seulement chez les groupuscules d’extrême droite. En effet, l’État, véritable outil de domination de la classe bourgeoise, a de plus en plus à cœur d’être son bras armé.

De façon globale, nous assistons à une répression de la part du gouvernement de toutes les mobilisations. Plus grave encore, avec une montée en flèche de la répression contre le mouvement lycéen.

Ce qu’il s’est passé il y a trois ans fait donc écho à cette répression généralisée des mouvements sociaux, en particulier dans les universités et les lycées, avec notamment de nombreuses agressions fascistes envers des militants survenues ces dernières années.

Nous ne comptons pas baisser la tête et laisser le terrain à l’extrême-droite, c’est pour cela que nous attendons de pied ferme le délibéré qui aura lieu le 2 juillet 2021, et que nous appelons à un rassemblement à 8h30 devant le Palais de Justice de Montpellier, place Pierre Flotte

Nous continuerons de nous mobiliser contre la montée de l’extrême-droite et son bras armé fasciste !




Source: Lepressoir-info.org