DĂ©cembre 28, 2020
Par Partage Noir
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La mĂȘme annĂ©e se tint le congrĂšs d’Amiens. Les rĂ©formistes donnĂšrent un deuxiĂšme assaut et furent de nouveau repoussĂ©s. Ils Ă©taient menĂ©s, cette fois, par Renard. La bataille se livra sur la question de l’alliance entre les syndicats et le parti socialiste. L’ordre du jour dĂ©posĂ© par Griffuelhes repoussa cette proposition d’alliance. A ce mĂȘme congrĂšs, une motion nettement antipatriotique d’Yvetot fut votĂ©e.

L’annĂ©e suivante, il n’y eut aucun congrĂšs. Mais en 1908, au moment oĂč l’on annonçait le congrĂšs de Marseille et un nouvel engagement avec les rĂ©formistes, survinrent les tueries de Draveil et de Villeneuve. Nous ne referons pas l’historique de ces Ă©vĂ©nements trop rapprochĂ©s de nous. On sait que les meilleurs militants de la CGT, Yvetot, Pouget, Griffuelhes, furent jetĂ©s dans la prison de Corbeil. Quelques mois avant, une affiche les avait amenĂ©s Ă  la cour d’assises. Cette affiche, intitulĂ©e : Gouvernement d’assassins, protestait violemment contre les massacres de Narbonne, et Ă©tait couverte de nombreuses signatures. Le gouvernement, trĂšs habilement, en avait choisi une douzaine seulement, rejetant ce qu’il appelait le « menu fretin Â». Mais les douze furent acquittĂ©s.

LibĂ©rĂ©, Griffuelhes reprit sa place Ă  la CGT et s’occupa de la dĂ©livrance de ses camarades demeurĂ©s Ă  la prison de Corbeil. Il fut parmi les organisateurs du meeting de Tivoli-Vaux-Hall, oĂč prirent la parole tous les reprĂ©sentants des partis rĂ©volutionnaires, et dont le rĂ©sultat fut d’obtenir la libĂ©ration des huit prisonniers demeurĂ©es Ă  Corbeil.




Source: Partage-noir.fr