DĂ©cembre 25, 2020
Par Partage Noir
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Peu Ă  peu, le ministĂšre Waldeck-Rousseau montrait sa sollicitude paternelle pour les travailleurs, qu’il faisait massacrer Ă  Chalon et Ă  la Martinique. Cependant il ne dĂ©sespĂ©rait pas de capter leur confiance. Deschanel, alors prĂ©sident de la Chambre, eut le toupet pas ordinaire d’envoyer une invitation Ă  l’Union des syndicats, pour un banquet donnĂ© aux dĂ©putĂ©s. Notons que, parmi les plus assidus Ă  ces sortes de banquets, on notait Contant d’Ivry. Naturellement, l’Union rĂ©pondit par un refus formel. Mais les dirigeants ne se tinrent pas pour battus. Quelque temps aprĂšs, Millerand envoyait aux adresses que lui fournissait Briat, de nouvelles invitations Ă  un nouveau banquet. Quelques militants y furent. Entre autres : Briat, Boutaire, Besombes (ne pas confondre avec celui du quatriĂšme). Sur la proposition de Griffuelhes, l’Union leur vota un blĂąme formel.

Nous citons assez minutieusement ces incidents pour bien marquer que le jeu des gouvernants fut longtemps de faire risette aux syndicats, qu’ils espĂ©raient amadouer. Ce n’est que lorsqu’ils virent l’impossibilitĂ© de parvenir Ă  leur but qu’ils eurent recours Ă  la maniĂšre brutale. Aujourd’hui, ils dĂ©noncent aux poltrons de la bourgeoisie la ConfĂ©dĂ©ration qu’ils reprĂ©sentent comme un antre de malfaiteurs publics, mais au prĂ©alable, ils avaient multipliĂ© les tentatives pour conquĂ©rir leur concours et s’emparer du mouvement.




Source: Partage-noir.fr