DĂ©cembre 21, 2020
Par Partage Noir
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Griffuelhes est un mĂ©ridional. Il nous vient du Lot-et-Garonne, de NĂ©rac, oĂč il naquit l’annĂ©e 1874, d’un pĂšre cordonnier. C’est donc un enfant du peuple, un fils de travailleurs, ce qui n’est certes pas une qualitĂ© distinctive, niais ce qu’il est nĂ©cessaire de constater Ă  une Ă©poque oĂč tout le monde se rĂ©clame du peuple.

PlacĂ© au petit sĂ©minaire de NĂ©rac, Griffuelhes y passa quelques annĂ©es, puis Ă , l’ñge de 14 ans revint dans sa famille pour y apprendre le mĂ©tier qui Ă©tait celui de son pĂšre. Il fit son apprentissage de cordonnier et travailla pendant trois annĂ©es. AprĂšs ça, Ă  17 ans, pris par le besoin des aventures et des voyages, il laissa sa ville natale — oĂč il n’est plus revenu depuis — et partit pour Bordeaux. A Bordeaux, il se plaça chez un cordonnier de commande. Il connut lĂ  une existence plutĂŽt dure. Le mĂ©tier rapportait peu, juste de quoi manger. Cela dura quelques mois. Puis le jeune ouvrier, fatiguĂ© de cette vie, toute de travail excessif et peu rĂ©munĂ©rateur, abandonna Bordeaux et s’en alla sur le trimard. Il partit sur les routes, Ă  pied, le baluchon sur le dos, comme faisaient alors la plupart des ouvriers, et comme on ne le fait plus aujourd’hui, que cette habitude de trimarder s’est Ă  peu prĂšs perdue.

De Bordeaux, Griffuelhes s’en vint Ă  Paris. Il s’arrĂȘta d’abord Ă  Nantes, Ă  Blois, Ă  Tours. Lorsqu’il arriva dans la capitale, deux ans aprĂšs son dĂ©part de Bordeaux, il Ă©tait ĂągĂ© de 19 ans. Il se plaça chez un cordonnier, petit patron, et se remit au travail, toujours dans les mĂȘmes conditions de salaire insuffisant et de travail excessif.




Source: Partage-noir.fr