Août 4, 2021
Par Dijoncter
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Ce samedi 31 juillet, les militants et militantes de Greenpeace se sont mobilisés à Dijon pour sensibiliser les consommateurs et consommatrices à la déforestation causée par notre surconsommation de produits animaux, et dénoncer la responsabilité du gouvernement français qui ne met rien en œuvre faire cesser ces importations destructrices et climaticides.

Communiqué de Greenpeace Dijon du 31 juillet 2021

Le groupe local de Greenpeace Dijon a déployé des flammes d’un mètre de haut sur les vitrines des étalages de viande et collé des stickers sur lesquels on pouvait lire “Déforestation / Pas dans nos assiettes”.

Les militant·es ont ensuite déployé une banderole sur laquelle était écrit “Viande Industrielle /Goût déforestation”.

L’objectif : aller à la rencontre des citoyens et citoyennes sur leur lieu de consommation pour leur faire prendre conscience du lien entre viande industrielle et déforestation en Amérique du Sud. Puis, sur un stand de sensibilisation au parc Darcy, le public a pu, grâce à des grands panneaux de photographies des écosystèmes d’Amérique du Sud, mieux connaître ces écosystèmes exceptionnels qui subissent de plein fouet la pression liée à nos importations et pourraient disparaître si rien n’est fait.

Cette journée de mobilisation intervient alors que les derniers chiffres publiés par l’Institut brésilien de recherche spatiale (INPE) sont catastrophiques : les incendies en Amazonie et au Cerrado ont battu des records jamais vus depuis 14 ans. L’institut de surveillance dénombrait près de 4000 foyers d’incendies sur le seul mois de mai pour ces deux écosystèmes.

À quelques mois du pic annuel des incendies, ces chiffres inquiétants laissent présager le pire pour la saison estivale qui sera cette année encore frappée par des incendies criminels qui détruisent les écosystèmes forestiers.

« Chaque année, la France importe 3,5 millions de tonnes de soja pour nourrir ses animaux d’élevage en fermant les yeux sur les impacts que la culture de ce soja entraîne en Amérique du Sud. Il est urgent de mettre fin à ces importations destructrices ! Ces écosystèmes subissent une pression sans précédent et parviennent de plus en plus difficilement à assurer leur rôle de rempart contre le changement climatique, commente Cécile Leuba, chargée de campagne Forêts chez Greenpeace France. Pour arrêter ce désastre avant que la situation ne devienne irrémédiable, le gouvernement français doit prendre des mesures fortes pour s’assurer que les produits qui entrent sur son territoire ne soient pas connectés à la déforestation. »

Une Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) a été adoptée en 2018 par le gouvernement français. Près de trois ans après son adoption, le constat est clair : sa mise en œuvre est un échec car le gouvernement refuse de prendre des mesures juridiquement contraignantes et préfère miser, en dépit des leçons tirées ces dernières années, sur le bon vouloir des entreprises.

Les demandes de Greenpeace France

  • Concernant la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) : Greenpeace France demande au gouvernement de prendre de toute urgence des mesures contraignantes pour mettre en œuvre ses engagements et garantir que le soja importé en France n’est pas connecté à la déforestation.
  • Concernant l’accord de libre-échange UE-Mercosur : Greenpeace demande à la France de rejeter définitivement l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Selon une expertise scientifique mandatée par le gouvernement, l’entrée en vigueur de cet accord augmenterait significativement la déforestation dans les pays du Mercosur (jusqu’à 25 % par an pendant six ans).



Source: Dijoncter.info