Mars 23, 2017
Par Brest Media Libre
188 visites

Deux enfants ont été retenus en fin de journée dans leur école par la police qui les ont exfiltré pour un “placement provisoire” et ceci alors même qu’une expulsion discrète de leurs familles a eu lieu le matin même au camping – pure coincidence ? Non – orchestration nauséabonde par les instances d’Etat qui violent leurs propres règles, et avec la coopération soumise des acteurs locaux… No pasaran !

Rendez-vous vendredi 24 à 12H ET 17H à la sous-préfecture / antenne du conseil général

pour EXIGER leur libération immédiate !

La scénario auquel sont acculés les familles que nous soutenons à Plougonvelin relève maintenant de la série type HBO, implacable, une décente aux enfers orchestrée, millimétrée et avec l’assentiment des spectateurs silencieux, voisinage et institutions locales.

Avant que le chien de temps se repointe, à vingt dans 20 mètres carré, on s’organise… Les enfants dans la piaule, les femmes dans la pièce de vie, les mecs sur le perron. Mais quand ça se gâte et que l’occase se présente de passer juste une nuit ailleurs, on réfléchit pas trop, on y va…

Sauf que le lendemain, en revenant, ces derniers vingt mètres carrés sont fermés par une patronne qu’a pas demandé son reste…et qui, déjà, relègue toutes les affaire sous la pluie !

Entre temps, deux enfants de 7 et 10 ans sont à l’école. Les camarades qui les y ont emmenés, pour ne pas exposer les parents à une éventuelle rafle, sont connus de la directrice qui accepte que soient confiés à eux les minots. Mais, alors que l’on vient les rechercher à la sortie, refus gêné de cette même directrice qui informe avoir reçu l’ordre de la préfecture de retenir les deux écoliers à moins d’avoir à faire aux parents eux-mêmes… !

Puis les grilles se referment, trois gendarmes s’y postent en signifiant aux soutiens qu’ils ne sont rien et ne repésentent rien, suivi d’un dialogue de sourds : « Ils sont en placement provisoire, ne vous inquiétez pas, ils sont en sécurité », « C’est une décision pénale », motivée en filigrane par le fait que les parents ne seraient plus dignes de s’occuper de leur gamins puisque désormais de nouveau à la rue ?!? Nos réactions verbales légitimes les conduisent à nous menacer d’arrestation pour outrage…

Ainsi, comme si chaque élément de cette journée n’avait aucun rapport, parce que survenu dans des contextes soi-disant différents (le camping, l’école), un étau invisible a pour vocation de se resserrer sur nos amis devenus indésirables sous couvert de malentendus et de pas-de-bol

Car, rappelons-le, les familles visées ne sont sous le coup d’aucun manquement au droit bourgeois, et étaient, après quelques mois de démarches, sur le point de démontrer, s’il en est moralement besoin, leur capacité à participer à cette (foutue) économie.

Que les intentions, pour nous, jusqu’ici (mal) dissimulées par l’ensemble des services d’État, de se débarrasser purement et simplement de ces personnes qu’elles considèrent comme des sous-humains impropres à fouler notre puante nation soient clairement exposés…et combattus !


Rendez-vous ce vendredi 24, à 12H ET 17H à la sous-préfecture / antenne du conseil général

pour EXIGER leur libération immédiate !

Et…

Harcelons les institutions responsables de ce début de rafle organisée, le 115, la préfecture, l’aide sociale à l’enfance de Brest,


RESISTANCE AU FASCISME !




Source: