Juillet 30, 2021
Par Paris Luttes
292 visites


Ce soir, à 22h30, à la fermeture des portes, une violente émeute a éclaté au centre de rétention du Mesnil-Amelot. Les retenus sont montés sur les toits afin de tenter une évasion collective. Les CRS, arrivés rapidement sur les lieux, les pourchassent à coup de bombes lacrymogènes et de flashballs. Les retenus sont violemment refoulés vers les bâtiments, « comme des animaux ».

Les justes révoltes ne sont plus contenues : les mois de prisons de ferme sont maintenant systématiques suite au refus de test PCR. Certains en sont déjà à 6, voire 9 mois d’emprisonnement, et à la sortie à nouveau les 3 mois dans les CRA, bien que nul ne peut être puni 2 fois pour le même délit ! Art. 55 ! Mais les JLD obéissent et disent « leur droit » : celui qui sévit actuellement, sous le ministère du ministre de la Justice – qui se disait pourtant « le ministère des droits de l’homme » – et celui de ce gouvernement. Jamais machine à expulser n’a été aussi loin dans la répression et la violation des droits élémentaires.

Les retenus n’ont plus rien à perdre. « C’en est trop. On en peut plus ! »… « C’est injuste. La France, c’est ma mère adoptive. Moi, ça fait 18 mois que j’alterne prison et centre de rétention », raconte l’un d’entre eux.

La crise du COVID est révélatrice de ces fractures : les retenus réduits à de simples objectifs à remplir- quel qu’en soit le prix et de surcroît, les préfets distribuant systématiquement les interdictions de retour sur le territoire. L’État poursuit sa chasse aux migrants pendant que la riche Europe regarde les barques vides s’échouer sur ses plages.

 

Soutenons les justes révoltes des CRA. Ce gouvernement est allé trop loin dans sa chasse aux migrants et dans sa politique d’emprisonnement et d’expulsion.

Si les CRS n’ont pas encore pénétré les lieux, les armes font déjà effet. « On entend les râles et les cris des personnes touchées par les tirs de flashballs. D’autres vomissent à cause des bombes lacrymogènes. »

À l’heure actuelle, sur les six personnes qui avaient réussi à s’évader, deux n’ont pas été rattrapées par la police.

Contact SôS : 06.37.60.80.27

Fermeture des centres de rétention

Libre circulation, libre installation

Des papiers pour toutes et tous




Source: Paris-luttes.info