Les mouvements de soignants qui s’amplifient depuis avril témoignent de la crise profonde affectant l’hôpital.

Depuis plus de vingt ans, les inégalités sociales et territoriales d’accès à des soins de qualité s’accroissent et se conjuguent, avec des déserts médicaux et des dépassements d’honoraires. Les personnes défavorisées et les plus fragiles en sont les premières victimes. Les services d’urgence, souvent le seul lieu d’accueil possible pour ces publics, ont vu doubler le nombre de leurs prises en charge, passées de dix à vingt millions par an en vingt ans sans que les dotations suivent.

Simultanément, les réformes hospitalières n’ont eu de cesse d’importer des méthodes managériales issues du monde de l’entreprise, demandant aux soignants de faire toujours plus avec toujours moins. Dès 2011, avec de nombreuses organisations partenaires, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) alertait au moyen d’une pétition dépassant le million de signatures pour défendre l’hôpital public. Depuis, les suppressions de postes de soignants se sont multipliées, tandis que s’est installée une pénurie de médecins. Il en résulte une grave dégradation des conditions d’accueil des patients, parfois mis en danger, et une profonde souffrance au travail des personnels, comme le montre de manière dramatique le nombre de suicides.

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>> Urgence pour l’hôpital et pour un accès effectif à des soins de qualité, partout et pour tous !

Article publié le 19 juin 2019


Article publié le 19 Juin 2019 sur Solidaires.org