Cette convocation fait suite à la décision de la préfecture d’interdire cette manifestation du 11 octobre dernier, au motif que la déclaration de manif était trop tardive (24h avant au lieu de 72h, manif déposée par SUD CT 93 et le NPA). Pourtant les autorités savaient dès la manifestation du 3 octobre que celle du 11 octobre aurait lieu.

Il n’y a donc ni surprise ni trouble à l’ordre public qui peut justifier une telle convocation, mais une volonté claire d’intimidation de la part d’un État qui ne veut pas voir les femmes dénoncer les violences qu’elles subissent et la non-assistance à personne en danger des pouvoirs publics face à ces violences.



Cela constitue pour nous une tentative de nous censurer, puisque la manifestation précédente avait aussi été déposée hors délai et malgré tout autorisée ! Il faut savoir qu’une manifestation sur deux n’est pas déposée en Seine–Saint-Denis et que tout se passe toujours très bien. Nous avions donc décidé collectivement de maintenir la manifestation, car nous n’avons pas voulu nous taire face aux pressions de l’État ! Si la préfecture doit mener une action, ce n’est pas celle de criminaliser le mouvement social pour les droits des femmes, mais bien celle d’organiser leur accueil et leur protection lorsqu’elles sont violentées et au bout du bout tuées à cause de l’inaction de ce même État !

Tout cela intervient dans un contexte où nous dénonçons l’inaction du commissariat de Saint-Denis face aux violences faites aux femmes, et notamment les trop nombreuses plaintes pour violences refusées dans ce commissariat comme dans d’autres à travers toute la France.

C’est pourquoi nous appelons à un rassemblement ce mardi 22 octobre à 8h30 devant le commissariat central de Saint-Denis pour soutenir la camarade convoquée à 9h.

Collectif Les Dyonsiennes


Article publié le 21 Oct 2019 sur Paris-luttes.info