Le rapport du GIEC nous l’a rappelé, il est plus qu’urgent d’agir, et de changer nos modes de production et de consommation dans les deux ans. Pourtant les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 3.% en 2018 en France, et la Cop 24 a été un fiasco. Grands projets inutiles, extraction minière et pétrolière, et toujours la volonté de faire peser les efforts de la transition sur les plus précaires …

Toutefois nous ne sommes pas dupes de l’aspect citoyenniste de cette grève. Les manifestations l’ayant précédée, en Belgique notamment, nous l’ont démontré. En effet, nous n’avons aucun espoir dans le développement “durable” et la croissance “vert”. Il est risible d’espérer que les états tiennent leur promesses – bien insuffisantes – de la Cop 21. Il nous semble ridicule d’espérer que les entreprises diminuent leur impact écologique, elles ne voient dans l’”écologie” qu’un nouveau champ pour accroitre leur profits. La société capitaliste, et son avatar néo-libéral actuel, a pour logique la recherche d’un maximum de profits. Cette logique ne peut conduire qu’à la destruction. Destruction de la planète, destruction des travailleur-euse-s.

Face à cette logique d’exploitation et face aux discours prétendant la rendre écologique, nous affirmons, en tant qu’anarcho-syndicalistes, que la seule manière de sortir de la crise climatique c’est par un renversement complet des rapports de productions et sociaux. Toute autre “alternative” ne sera jamais qu’un pansement sur une jambe de bois.

Aujourd’hui plus que jamais le capitalisme est meutrier. Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire que nous menions une grève générale expropriatrice.

Nous devons prendre le contrôle des moyens de production. Et collectivement nous pourrons refonder une société débarassée des logiques mortifères du capitalisme

L’économie s’est emballée, bloquons-là ! Engageons-nous aux côtés de la jeunesse et faisons nous aussi grève le 15 mars, et participons le 16 mars aux initiatives pour le climat.

  • Manifestation le 15 mars à 14h00 à Bellecour
  • Manifestation le 16 mars à 15h00 au Palais de justice, Lyon 5

Chômage, précarité, vie chère, casse des services publics…

Pour un autre partage des richesses !

Des dizaines de milliers de personnes dans les rues depuis plusieurs mois malgré le renforcement de l’arsenal répressif et la violence sauvage des forces dites de l’ordre ; des appels à la grève qui se multiplient dans différents secteurs d’activité ; dénonciation massive du « grand débat » etc. Toutes ces formes d’expression du rejet de la politique du gouvernement montrent à quel point ses projets libéraux et de précarisation sont hostiles à la population. En même temps, elles revendiquent entre autre plus de justice sociale.

Aujourd’hui, il est plus que temps que l’ensemble des travailleurs et travailleuses, en activité ou au chômage, salariés du public comme du privé ou indépendants, en formation, à la retraite, portent haut et fort des revendications pour une hausse des salaires et des minimas sociaux et plus généralement sur la répartition des richesses. Le mouvement social et plus spécifiquement le mouvement syndical doivent s’emparer de ces revendications et les faire converger dans un mouvement d’ensemble posant la question du partage des richesses et au-delà du capitalisme et des inégalités qu’il génère.

Grève interprofessionnelle mardi 19 mars !

Manifestation à 11h30, Départ Manufacture des tabacs