Le 11 août 2019,  dans une forêt en Allemagne (source :Facebook)
La presse internationale et nos commentateurs locaux ont beaucoup écrit sur le voyage en bateau de Greta Thunberg, cette Suédoise âgée de 16 ans, à l’origine d’un mouvement mondial en faveur du climat. Mais  pendant qu’ils et elles s’amusent à alimenter la polémique autour des conditions de retour du navire en Europe,  ils et elles  détournent l’enjeu de son voyage et évitent de pointer le vrai problème.   
Comme le souligne Greta Thunberg dans Rejoignez-nous  #grevepourleclimat : « Tout le monde s’accorde à dire  [que le changement climatique] est une menace existentielle, le défi le plus important de notre époque et pourtant personne ne bouge. Tout continue comme si rien n’était.» (p.8 )  
Elle ajoute:  « personne ne parle jamais que nous sommes en train de vivre  la sixième extinction de masse [1] … personne ne parle jamais d’équité ou de justice climatique, des principes pourtant clairement posés au cœur de  l’accord de Paris » (page 9).  

Un message d’indignation et d’urgence

«Pour éviter un réchauffement de plus de 2 degrés, des pays comme la Suède doivent commencer à réduire leur émissions  [de gaz à effet de serre ]de 15% par an. »(p.9)
Alors comme le souligne Greta Thunberg et des milliers d’autres jeunes et moins jeunes qui l’on suivit dans le mouvement mondial en faveur du climat: «  …pourquoi ne réduissons-nous pas nos émissions? Pire encore,  pourquoi les laissons nous augmenter? » (p.10)
Devant l’inaction et l’incohérence des politiciens et politiciennes en Suède, l’étudiante décide le 20 août 2018 de faire grève en s’asseyant au pied du parlement jusqu’à ce que la Suède respecte l’accord de Paris . Rapidement le mouvement prend de l’ampleur et gagne tout d’abord l’ensemble de la Suède et par la suite le monde.
Son message est un simple rappel des faits établis par la communauté scientifique et les engagements internationaux pris sommet après sommet par cette minorité aux commandes. Néanmoins, il semble plus facile  de pointer les contradictions de son voyage (zéro carbone) en Amérique que de demander des comptes aux véritables responsables de la présente crise; c’est-à-dire les politiciens et politiciennes, les actionnaires et les capitaines d’industrie. Ceux et celles qui jour après jour continuent de s’enrichir au détriment de toutes formes de vie. 
Les pollueurs et leurs laquais 

Ici comme en Europe, les faiseurs d’opinions et leurs guerriers du clavier se sont attaqués à Greta Thunberg en raison de son âge. Comme si les jeunes ne pouvaient être autre chose que de simples marionnettes et qu’ils ne sont pas  capables de penser par eux-même.
« Je n’appartiens à aucune organisation… et ne représente que moi-même. Je fais cela de façon bénévole, je ne reçois d’argent ou de promesse de gain de personne.»  (p.29 ) réponds l’étudiante à ses détracteurs.
Il est sans doute plus payant pour les chroniqueurs populistes de droite du Journal de Montréal de détourner l’attention des véritables enjeux en montant les gens les uns contre les autres. 
Par contre, nous ne sommes pas certains que les Mathieu Bock-Côté ou Richard Martineau de ce monde  pollueraient autant le climat social par leur bêtise s’ils ne touchaient aucune rémunération à l’instar de Greta Thunberg.
Tout doit changer et cela doit commencer aujourd’hui – Greta (p.13)
Devant l’inaction des politiciens et politiciennes qui, au Saguenay, ont appuyé l’ensemble des projets destructeurs et le manque de courage de celui qui pourtant se qualifie lui-même d’écologiste (Simon-Olivier Côté, lien),  nous sommes de plus en plus nombreux à déclarer comme la jeune Suédoise : «  Pourquoi au juste est-ce je devrais étudier [ou travailler] pour un avenir qui pourrait bientôt ne plus exister parce que personne ne fait rien pour le sauver ? » (p.12)
Tadoussac , juin 2019
Pour en savoir plus sur la  grève pour le climat au Québec [ici]
[1] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1130048/biodiversite-extinction-especes-evolution-nature 

Article publié le 31 Août 2019 sur Ucl-saguenay.blogspot.com