Le président du Mirail J.M. Minovez annonce dans un communiqué posté sur l’environement numérique de travail de son université que les “agents extérieurs déstabilisateurs doivent quitter le campus”…

Un communiqué courageusement posté sur l’environnement réservé aux enseigant.e.s et aux étudiant.e.s de l’université. Afin que tous le monde soit au courant…

Dans la nuit du 6 au 7 avril plusieurs dizaines d’individus ont tenté, sans succès, de bloquer l’université. Repliés dans le bâtiment 18, puis renforcés par de nouveaux éléments, ils ont tagué plusieurs bâtiments et tenté d’installer des piquets de grève, sans pouvoir pénétrer dans les locaux des bâtiments neufs ou récents. Après quelques échauffourées, ils ont abandonné sur le terrain des marteaux brise-vitre devant le bâtiment neuf de psychologie.

Ce groupe, qui n’excède pas 100 individus, extérieur à l’université pour une grande partie, instrumentalise le mouvement social et étudiant en cours, à d’autres fins que la mobilisation contre le projet de loi El Khomri.

A ce jour, nous continuerons de privilégier la sécurité des personnes et des biens face à des groupes de casseurs à la recherche d’affrontements physiques, en les empêchant de mettre en oeuvre leur entreprise de déstabilisation.

L’assemblée générale de ce jour ayant à nouveau voté le blocage du campus du Mirail et l’occupation des locaux, nous avons décidé, parce que nous ne voulons pas prendre le risque d’affrontements violents sur le campus qui menaceraient étudiants et personnels, de maintenir la fermeture du campus du Mirail de ce jeudi minuit au lundi 11 avril matin 7h30. La fermeture est étendue à l’ensemble des activités et des bâtiments du campus du Mirail. En conséquence, en dehors des personnes officiellement habilitées, aucun étudiant ni personnel ni personne extérieure à l’université ne sera présent sur le campus à ces dates.

Quant aux occupants illégaux, ils devront quitter instamment le domaine public.

Jean-Michel MINOVEZ

Président de l’Université Toulouse – Jean Jaurès