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Nul besoin d’être fin analyste politique pour ce rentre compte que malgré certaines prédictions de nos milieux, le boulevard qui s’ouvrait devant nous au début de la crise c’est transformé en cul de sac. Et que le seul mouvement paraissant profiter de cette situation est l’extrême droite et ce, malgré nos manifestations antifasciste, et autres réunions publiques. Il faut regarder en face la réalité : Nous somme inaudibles, voir même inexistants politiquement. Ce constat vous parais excessif ?
Défaitiste ? Regardez qui est présent dans nos débats, dernièrement par exemple à Montpellier : Des militants ou des convaincus. Aucune personne «lambda» venus écouter ce que nous avions à dire face au FN et autres fafs. Et encore heureux serais-je tenter de dire car on a pas échappés aux sempiternelles piques d’une organisation vers une autre.
Alors que faire, face à cette inexistence politique voir même à cette inexistence de politique dans nos organisations ? Qui préfèrent s’entre-dévorer entre camarades, et faire scission sur scission. Les querelles personnelles ou les égaux prenant bien souvent le pas sur le reste.
J’ai relus une brochure sortie il y a une quinzaine d’années de cela: Unité pour un mouvement libertaire, écris par notre camarade JM Raynaud. Cette brochure n’est sans doute pas exempt de défaut, mais à le mérite d’exister et dans la quelle ont retrouve tout ce dont soufre notre mouvement actuellement, qui existait déjà à l’époque et qui n’a guère évolué: Guéguerre entre différentes visions de l’anarchisme (communistes libertaires, anarcho-syndicalistes, individualistes) et bien sûr entre les organisations (les militants les composant sont bien souvent les mêmes qui ont juste changés de crèmerie), concours de celle qui sera la plus anarchiste. Mais, en parcourant cette brochure je me remémore le plaisir que j’ai à travailler avec mes camarades de la CGA, AL, CNT au sein du CLAF «Collectif Libertaire Antifasciste» qui n’est pas parfait et comme je le dit plus haut assez inaudible aussi, mais je retiens néanmoins que les querelles de clochers mise au rencard on peut bosser ensemble. Alors comme disait Martin Luther King :
J’ai fait un rêve !
J’ai fait un rêve d’unité. Comment se déclinera t-elle ? Une Organisation nouvelle absorbante toutes les autres ? Une confédération , une Union, une coordination dans la quelle toutes les orgas garderons leur spécificité et leur autonomie ? Je n’en sais rien, à nous tous d’y réfléchir si nous décidons d’unir nos forces. Pourquoi faire ? Allez plus loin que l’anti-fascisme du CLAF, travailler ensemble plus souvent que le 1er mai ou lors des grandes manifestations social dans un cortège unitaire. Mais pour promouvoir l’idéal libertaire dans sa diversité mais surtout avec se qui nous réunie tous, l’amour de la liberté de l’égalité social ( au sens large ) et financière. Car n’est-ce pas là l’essentiel ?
Oui, camarades, copains, copines, compagnons, compagnes j’ai fais un rêve, on abandonnait nos querelles de clocher et on se réunissait tous sous une seul bannière, celle de l’unité, de la fraternité libertaire.
Je m’attends à me prendre une volée de pois vert à la suite de ce texte, de me faire traiter de tous les noms d’oiseaux, car en plus je site Martin Luther King qui n’était pas anarchiste ( c’est vrais quoi, j’aurais pus parler de Bakounine, proudhon et autre….). Mais bon j’assume.
A t-on vraiment le choix ? N’est-ce pas s’unir ou disparaître dans «les poubelles de l’histoire», aille je recommence à citer n’importe qui !!!!!
Alors camarades insulter moi si vous voulez mais réfléchissons ensemble à cette unité, dont certains ne vont pas hésiter à se servir pour conserver ou prendre le pouvoir : les Républicains et le FN ou le PS et les divers centristes. Et nous , nous seront là, impuissants à les regarder rogner nos vies.
Voila je vous est raconté mon rêve, mon rêve d’unité.
Yannick, groupe de l’Hérault de la FA.



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