Dans les TCL circulent de drôles de flics, en recherche permanente de personnes à interpeller. Mais que font les agent·es du SISTC ?

Comme la Région Sud (ex-PACA) et les Hauts-de-France, la Région Auvergne-Rhône-Alpes possède un service de police spécialisé dans les transports en commun. Basé à Lyon, le SISTC (service interdépartemental de sécurisation des transports en commun) intervient à la fois dans les TCL (métros, bus, trams) et dans les transports régionaux (TER, cars).

La particularité du SISTC est d’être un service dit de « mise à disposition ». Ses policier·es ne mènent pas véritablement d’enquêtes mais procèdent à des interpellations avant de remettre les personnes arrêtées aux services compétents, tels la police aux frontières, les stups ou la police judiciaire.

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Le ministère de l’intérieur précise par ailleurs que les policier·es du SISTC « interviennent systématiquement lorsqu’un agent des services de transport public est en difficulté, dans le cadre d’une procédure de vérification d’identité pour un voyageur sans titre de transport et en renfort lors de grands événements qui génèrent systématiquement des mouvements de foule (déplacement de supporters, festivals…). »

Concrètement, ces agent·es circulent dans les transports à la recherche de flagrants délits et organisent des actions conjointes avec les contrôleur·es, dont ils sont assez proches. Comme l’explique le sociologue Jérôme Vial, interrogé par ailleurs par le collectif Grabuge, « ces agent·es fréquentent le réseau, mais aussi les infrastructures du personnel ». Pour le SISTC, le contrôle des billets constitue une aubaine. L’absence de titre de transport valide est en effet un motif de contrôle d’identité qui permet d’arrêter des personnes sans-papiers ou d’interpeler des personnes recherchées par ailleurs.

Derrière cet opportunisme dégueulasse transparaît l’une des véritables fonctions de l’obligation d’avoir un titre de transport : renforcer le contrôle social.

Article réalisé dans le cadre du dossier de Grabuge sur les transports en commun à Lyon.

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Article publié le 19 Juil 2019 sur Rebellyon.info