Le 1er septembre 2020

La situation économique à l’issue du confinement est dégradée et constitue, y compris, l’occasion pour des entreprises d’accélérer les projets de restructurations qu’elle avaient dans leurs cartons : ainsi dans l’habillement, une dizaine d’enseignes ont initié des licenciements collectifs dont Abercrombie, qui a annoncé la fermeture pour l’an prochain de son magasin phare des Champs Élysées, la société Bio C Bon a entamé elle une procédure de cession accélérée etc.

Les résistances dans le monde du travail, elles existent :

– à McDonald’s ou à SFR Distribution contre la répression antisyndicale,

– chez les livreurs de chez Frichti pour leur régularisation avec l’aide du CLAP, à Biocoop pour la reconnaissance pleine et entière de leur travail ou chez les femmes de chambre d’Ibis, qui reprennent leur grève après un an de lutte.

Pour peser plus largement, il faut s’unir samedi 12 septembre avec les Gilets jaunes puis le 17 septembre dans la rue dans l’unité syndicale.

La deuxième vague tout aussi dangereuse que celle du virus, c’est celle qui menace nos acquis sociaux et nos libertés démocratiques. Là où gouvernement et patronat main dans la main veulent serrer la bride, il faut au contraire :

– des masques gratuits pour toutes/tous,

– partager le travail avec celles/ceux qui n’en ont plus, promouvoir le bien-vivre et la transition énergétique avec le passage aux 32 h sans perte de salaire, ni flexibilité et l’abandon de la relance de la réforme des retraites,

– l’augmentation des salaires des travailleuses/eurs qui étaient en seconde ligne (en ce sens, le versement d’une prime, pouvant atteindre 1.000 euros, par Amazon à son personnel est un premier pas).

La rentrée, c’est aussi le bon moment pour se syndiquer : plus organisés nous sommes, plus forts nous serons !

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Article publié le 1er septembre 2020


Article publié le 01 Sep 2020 sur Solidaires.org