Septembre 25, 2022
Par Dijoncter
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Samedi 24 septembre, une bande d’activistes a déployé une méga-banderole de 15m en face de la cité de la gastronomie, pendant l’événement « Show les papilles »

Samedi 24 septembre, une bande d’activistes a déployé une méga-banderole de 15m en face de la cité de la gastronomie, pendant l’événement « Show les papilles » organisé par la ville. On peut y lire « ON S’EN FOUT DE LA GASTRONOMIE, ON VEUT FAIRE NOS SEMIS (et les légumes ça pousse pas dans le bitume !) », un slogan critiquant la politique alimentaire de la ville et l’urbanisation, qui a fait sourire plus d’un.e passant.e devant la cité de la gastronomie.

Si la cité de la gastronomie a été visée, c’est parce qu’elle représente la touristification du centre ville, la culture pour les riches (14€50 la place de cinéma ! [1]) la métropolisation et le règne du béton au mépris des dijonnais et des dijonnaises (52% des dijonnais.e.s n’étaient pas favorables au projet de Cité de la Gastronomie – chiffre qui se trouve confirmé par les taux ridicules de locaux dans les fréquentations). En effet, après une mascarade de consultation publique qui n’a eu aucun impact sur la politique d’urbanisme de la mairie, et la destruction des Jardins de l’Engrenage, la métropole continue à n’en faire qu’à sa tête et projette encore et toujours d’urbaniser des terres maraîchères et agricoles.

3 hectares au Val Suzon (pour en faire un projet immobilier), 2 hectares à l’Ecocité des Maraichers qui menace les Lentillères (rien d’autres que des barres d’immeubles) , 13 hectares à l’Ecopôle Valmy (une zone commerciale de plus), 110 hectares d’Ecoparc Dijon-Bourgogne (et encore une zone commerciale) et bien d’autres projets inutiles encore.

Cette action n’est pas la première dans ce genre (et sûrement pas la dernière !). Dans la région, des méga-banderoles ont déjà été accrochées sur des grues au quartier Vauban à Besançon et sur le projet Garden state à Dijon.

Pour rappel le béton est la quatrième source d’émission de gaz à effet de serre (8% des émissions mondiales) après le pétrole, le charbon et le gaz.

Il est temps que la métropole réalise les vraies nécessités des habitant-es (et non celles du capitalisme peint en vert), et que les ambitions du maire et du conseil métropolitain s’adaptent aux réalités du dérèglement climatique !




Source: Dijoncter.info