La question des horaires, et de la durée du temps de travail sont les revendications essentielles du 1er Mai

Mais, au quotidien, plus de la moitié des salariés lâchent des heures non payées à leur patron : en cause, la conscience professionnelle pour satisfaire un patient ou un client mais aussi pourquoi pas le dire, se faire bien voir du chef ou du patron. Pour les cadres, ingénieurs et techniciens les forfaits mensuels ou de mission les transforment en « militants » de l’entreprise, plus d’horaires et à la clé moins de vie de famille et de loisirs, moins de vie quoi !

Pourtant, on le sait, les salariés ne sont qu’une variable d’ajustement lorsque les temps sont moins bons pour l’entreprise et ses actionnaires. Tous les reculs collectifs acceptés des salariés au nom de l’emploi et de la compétitivité se sont finis souvent par des désastres industriels.

Au niveau individuel, l’acceptation et le consentement de l’inacceptable, remplissent les cabinets médicaux de salariés en Burn-out, les tribunaux de prud’hommes de salariés spoliés etc.

La question du temps de travail, de sa durée au travers des contrats qui les formalisent posent les notions de subordination, du consentement et en fin de compte de l’absence de démocratie sur le lieu de travail.

La revendication historique du 1er Mai autour des 3 x 8 heures : 8 heures de travail, 8 heures de loisirs et 8 heures de repos pose de façon essentielle la maîtrise de notre destin individuel et collectif de salariés.

La revendication est toute simple : 1 heure travaillée = 1 heure payée, elle est à faire respecter et ce n’est pas toujours simple.

Se syndiquer, c’est revendiquer si possible, mais c’est aussi se former individuellement et collectivement à résister à l’employeur.


Article publié le 07 Mai 2019 sur Cnt-f.org