On a envie de faire exister un moment sur l’’enfermement psy.

Parce que ça arrive trop peu souvent, même dans les espaces de luttes contre les prisons.

Parce que ça nous semble important de partager des informations sur les différentes formes de contrôle que peuvent prendre la psychiatrie.

Parce qu’on est contre la taule, contre le système de punition, contre l’autorité, contre les normes de ce monde, contre sa rationalité, ses rythmes, son exigence de performance et de productivité, contre l’exploitation, contre les lois, contre ces institutions qui veulent nous écraser de plein de façons différentes.

Parce que la psychiatrie, même si elle peut aider des personnes qui en ont besoin (parce qu’elle s’impose comme la seule alternative), est utilisée comme menace permanente pour nous garder dans les rangs de la normalité.

Parce qu’il y a encore des personnes enfermées en HP, qui sont contraintes d’avoir un suivi psy, ou de prendre des médocs.

Parce que les cachetons sont si souvent utilisés pour faire une prison à l’intérieur des têtes.

Parce que ce n’est que la continuité du reste de cette société, qui est oppressive, qui nous impose un modèle de fonctionnement psychique, comme elle nous impose un modèle de vie, de famille, d’amour, de routine, et que faire péter ces cases n’est pas un caprice, c’est un besoin.

Parce qu’on reproduit encore toutes ces normes entre nous, qu’on soit concerné.es ou pas par la psychiatrie.

Parce que le validisme exclut silencieusement plein de personnes des réseaux et des luttes auxquels on participe.

Parce qu’on ne veut pas lutter pour améliorer l’enfermement psy.

Parce qu’on n’a pas besoin de soignant.e.s ni d’expert.e.s mais de soutien, d’entraide et d’échanges autour de nos rapports à la santé mentale.

Parce qu’on a envie de réfléchir ensemble à comment on peut lutter, de dedans comme de dehors, contre ces enfermements.

Parce qu’on aimerait échanger avec des personnes sur tout ça !

Si ça te parle, viens ! Il y aura à manger, à boire (des cocktails sans alcool et autres), un infokiosk, des coins pour se poser, pour papoter ou bien être tranquille (espace chouchou sans interaction), un moment pour partager des films et des émissions de radio (ramène ta clé usb !).

13h – 13h30 accueil

13h30 – 14h30 partage d’infos autour de l’enfermement psy et des obligations de “soins”

14h30 – 15h30 discussion en petits groupes

16h – 17h idem

17h30 – 18h30 idem

20h max fin

Trois temps d’une heure, en petits groupes, avec des pauses, pour lire des textes/écouter des audios sur différentes thématiques et en parler ensemble.

Parmi les idées, on a pensé à tout ça :

  • comment ça se passe quand on vit une hospitalisation sous contrainte, témoignages
  • luttes contre la psychiatrie
  • validisme dans les espaces d’organisation et collectifs
  • croisements entre la psychiatrie et les autres oppressions systémiques
  • parallèles entre prison et hp

C’est possible que tout ne soit pas proposé sous forme de discussion mais toutes les thématiques seront là via de l’affichage, des émissions et/ou des brochures. On veut essayer de faire en sorte que ce soit possible de discuter en non-mixité, notamment entre personnes psychiatrisées. Il y aura 4 espaces dédiés chacun à une thématique. Il sera possible, pour chacun des 3 temps de discussion, de choisir un de ces espaces (ou bien de buller au soleil si on préfère !).

Pour un des espaces de discussion il y a un escalier à monter, sinon tout est au rez de chaussée sans marches. L’entrée du bâtiment est une allée en graviers.

Par rapport au covid : il y aura plusieurs espaces extérieurs, pour le port du masque ça pourra être vu au sein de chaque groupe de discussion selon les besoins.

Ça se passera le samedi 22 mai à toulouse et le lieu sera révélé une semaine avant.

À bientôt, et en attendant : que crève la psychiatrie !

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Fly/Affiche à imprimer et diffuser




Source: Iaata.info