Aujourd’hui, un manifestant arrêté samedi près du local du PS est passé en comparution immédiate. Lui étaient reprochés : outrage à agent, violence sur agent (coup de tête, pied et poing), jet de projectile (avec une ITT présentée de 30 jours) et rébellion.

Le camarade a formellement nié le jet de projectile. On a du mal à voir comment un jet de canette aurait de toutes façons pu occasionner autant de jours d’ITT…

De plus, le témoignage d’une avocate présente sur place par hasard mettait clairement le manifestant hors de cause pour les faits de violence, expliquant que c’est un policier qui avait mis un coup de tête au jeune arrêté.

Sur ce dernier fait, le prévenu obtient la relaxe, mais est reconnu coupable sur tous les autres.

Il prend ainsi 8 mois de prison avec sursis dont un ferme avec mandat de dépôt. il part donc ce soir dormir en prison.

Le policier blessé récolte 1000 euros de dommages et intérêts et ses trois collègues prennent quant à eux 300 euros par personne pour l’outrage (un doigt d’honneur, reconnu).

Cette affaire nous semble emblématique du traitement en justice des violences policières : alors que la personne arrêtée se prend un coup de tête, c’est elle qui est accusée de violences !

Solidarité inconditionnelle avec les inculpés du mouvement contre la loi travail !

Caisse de solidarité

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