Bernard Cazeneuve déclare le 14 avril 2016 : « 131 policiers et gendarmes ont été blessés en un mois en protégeant la liberté de manifester ».

Entre le lycéen du lycée Bergson frappé alors qu’il était arrêté, l’évacuation violente de la faculté de Tolbiac, les interdictions de réunion dans l’espace public comme à Grenoble, les 115 000 balles de flashball commandées par le gouvernement, et les gazages massifs de manifestation, la réalité est tout autre.

Dans ce printemps de contestation sociale sous état d’urgence, la police s’en donne à cœur joie. Tous les prétextes sont bons pour matraquer, gazer, tirer à coup de flashball et interpeller. Chaque manifestation finit par des violences policières et la stigmatisation de « casseurs » qui seraient responsables.

A Montpellier, les arrestations se multiplient : arrestations le 9 mars, le 31 mars, à quasiment toutes les manifestations lycéennes. Le 10 avril, ce sont les militants kurdes qui ont été gazés et ont reçu des tirs de flashball avant d’être interpellés. Le 14 avril à Montpellier, après une montée des tensions provoquée par la police, il y a eu une forte répression des lycées bloqués, avec plus de 170 grenades lacrymogènes tirées et plus de 30 interpellations dont 18 qui passent en procès. Ce gouvernement PS-Medef ne nous propose que la régression de nos droits et libertés et la répression de notre contestation. L’AG contre l’état d’urgence et les violences d’état dénonce cette répression et soutient les personnes interpellées.

Nous ne cèderons pas à l’intimidation, nous continuerons la lutte.

Ag contre l’état d’urgence et les violences d’état