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Lors des manifestations parisienne et lyonnaise du 1er mai les cortèges syndicaux de la CGT ont été attaqués physiquement et par jet de produits acides. Rappelons que le 1er mai est, non pas la « fête du travail », mais depuis 1887 un jour international de revendication et de lutte de notre classe en hommage à nos camarades syndiqués assassinés par la police de Chicago le 1er mai 1886. Malgré le contexte sanitaire et social plus que compliqué, la mobilisation du 1er Mai partout en France ne doit pas être éclipsée par ces violences inacceptables.

Ces attaques ont une signification politique univoque : la haine de l’auto-organisation des travailleuses et travailleurs dans des organisations syndicales. Ce mépris des outils, certes toujours imparfaits, forgés par notre classe pour construire par les luttes une conscience de classe nous apparait comme une erreur stratégique. Des divergences politiques existent dans notre camp sur l’organisation du prolétariat. Mais ici c’est autre chose dont il s’agit. Attaquer physiquement, blesser, mutiler des travailleurs et travailleuses coupables de s’organiser pour lutter contre leurs exploiteurs est un trait caractéristique de l’extrême droite et sert directement les intérêts de nos ennemis de classe : l’État et la bourgeoisie.

Ceux qui ont attaqué la CGT le 1er mai sont, qu’ils en soient conscients ou non, des complices de l’extrême-droite / du pouvoir. Ce n’est maheureusement pas la première fois que le cortège syndical est la cible de ce genre d’agressions. Lors de la manifestation contre la loi « sécurité globale » et la réforme de l’assurance chômage le 5 décembre 2020, des camarades syndicalistes avaient déjà alerté sur ce genre de pratiques [1].

Les insultes proférées à Paris et à Lyon, sexistes, racistes et homophobes, contre les militant·es de la CGT qui assuraient la sérénité de son cortège sont intolérables. La nature de l’attaque comme les insultes qui l’ont accompagnée rangent ses responsables dans un autre camp que le nôtre. Les individus et collectifs qui se revendiquent de l’autonomie politique doivent dénoncer ces événements inacceptables. Depuis des années, leur propagande contribue en effet à dévaloriser l’outil syndical. Elle ne doit pas maintenant constituer la justification de ce genre d’agressions.

Ces attaques contre les militant·es et organisations syndicales sont, comme celles de la police auxquelles nous sommes malheureusement plus habitué·es, des attaques contre notre classe et doivent en conséquence être traitées comme telles.

Union communiste libertaire, le 2 mai 2021.




Source: Unioncommunistelibertaire.org