Mai 13, 2021
Par Anarkismo
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La nuit dernière, nous avons vu le résultat de l’accumulation de la colère des jeunes, qui sont les principales victimes de la pandémie et de la crise du COVID-19. La grande montée du chômage a entraîné une montée également de la pression subie par les Palestiniens à Jérusalem et dans les villes multiethniques de l’État d’Israël. L’intensité de la violence policière a augmenté de même lors de la répression des rassemblements et autres mobilisations.

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La Palestine s’embrase en ce moment, avec en fond le projet sioniste de déplacement tous les Palestinien.ne.s de l’autre côté du Jourdain, (et de la mer Morte au sud). A l’époque de la guerre -et même immédiatement après la guerre- il y a eu une vague d’expulsions massives. Depuis lors et la plupart du temps (même avant la déclaration officielle d’un État d’Israël)- les difficultés de la vie quotidienne sous la dure domination israëlienne ont été telles pour les Palestinien.ne.s avec pour conséquenceune émigration « de leur plein gré ».

À Jérusalem, une intense pression s’exerce sur les Palestinien.ne.s pour les déplacer, et ce d’autant plus qu’en échange de services en Syrie et contre l’Iran, Israël a eu « les mains plus libres » en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Le changement du rapport de force interne entre le Fatah et le Hamas, et le déclin du pouvoir de l’élite dirigeant le Fatah de manière autonome ont favorisé un engagement d’une jeunesse plus audacieuse.

La « goutte d’eau qui a fait déborder le vase » a été l’intensification de la pression sur les Palestiniens annexés à Jérusalem et l’atteinte à l’autonomie des musulmans dans le temple du Mont (dont l’Esplanade des Mosquées) pendant la période importante pour les religieux du Ramadan.

Pour part cet embrasement était destiné à servir les intérêts du Premier ministre israélien Netanyahu qui a perdu les élections (de manière plus catastrophique que les 3 précédentes, tous les six mois)… mais il semble que l’embrasement actuel soit un peu sorti des rails et devenu incontrôlable (tant à Gaza qu’à Jérusalem).

La pression du président des USA Joe Biden, dont les intérêts diffèrent de ceux de Donald Trump, a pour conséquence une pression accrue sur Israël pour qu’il diminue sa pression sur les Palestinien.ne.s de Jérusalem Est.

La nuit dernière, nous avons vu le résultat de l’accumulation de la colère des jeunes, qui sont les principales victimes de la pandémie et de la crise du COVID-19. La grande montée du chômage a entraîné une montée également de la pression subie par les Palestiniens à Jérusalem et dans les villes multiethniques de l’État d’Israël. L’intensité de la violence policière a augmenté de même lors de la répression des rassemblements et autres mobilisations.

Les efforts accrus d’Israël pour restreindre l’autonomie des Palestiniens au Mont Temple, la répression brutale des rassemblements et des marches, ainsi que le blocage temporaire des déplacements des musulmans israéliens au Mont Temple, ont été des étapes décisives. Elles ont abouti à un soulèvement déterminé, et pour le Hamas de Gaza à une implication farouche (y compris un ultimatum à Israël de se retirer du Mont Temple et du quartier de Sheikh Jarakh).

L’État israélien a peur d’un nouveau round de confrontation à propos Gaza après l’échec humiliant dans la gestion du round précédent il y a six ans.

Le 11 mai 2021, Ilan Shalif.

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Source: Anarkismo.net