La marche mondiale du 20 septembre a vu une mobilisation sans précédent. Il s’agit d’un tournant durable dans les luttes écologistes. Les pouvoirs publics, ne pouvant contester le capitalisme, ne peuvent rien faire d’autre qu’entonner le refrain des solutions technologiques, et envoyer les CRS.

La marche mondiale du 20 septembre 2019 contre le dérèglement climatique a été un événement sans précédent, avec une mobilisation organisée au niveau international. Il s’agit d’un tournant durable dans les luttes écologistes. Quant à lui, le gouvernement a joué à fond la carte répression et a cherché à entraver la marche organisée le samedi 21 septembre à Paris. Malgré cela et quelques autres difficultés, la convergence des luttes est en route.
Parmi les nouveautés de cette mobilisation, il faut signaler la participation de syndicats à la mobilisation du vendredi  [1], notamment des enseignant·es qui soutiennent la jeunesse. Le samedi, c’est un métissage des groupes entre gilets jaunes, Organisations non gouvernementales (ONG), manif contre la réforme des retraites. Cette fameuse « convergence de luttes » est en train de se réaliser. Retraites, climat, fins de mois même combat ! Gilets jaunes, verts… organisations, citoyens…

Bien sûr l’État lâche ses flics pour diviser et semer le trouble entre les personnes organisées, opposant les « méchants » black blocs aux « gentils » pacifistes…. Cet arbitraire d’État est là pour tenter de masquer les revendications légitimes et laisser la place aux discours d’experts. Ces expert·es de l’écologie sont omniprésents sur les médias d’État. Samedi 21 septembre sur France Inter (émission économique) un « expert » du Crédit agricole énonce que la libre et saine concurrence résoudra d’office les problèmes écologiques. Le lendemain sur France Culture, on parle de l’expertise du GIEC, fuite en avant technologique, bien-fondé des centrales nucléaires, et du fait que la solution n’est pas politique mais technique.

Divergence des tactiques

Mais les manœuvres de division du gouvernement ne fonctionnent que partiellement. On n’en peut plus de lire ces articles dénonçant trois types « cagoulés » qui ont provoqué le courroux de 7 500 flics. Les flics n’étaient pas là par hasard. Critiquer les stratégies des autres crée beaucoup d’inaction et met à mal nos solidarités. Un axe de lutte commun a été trouvé sur une base écologique et sociale. Il reste à faire accepter la diversité des tactiques, actions citoyennes, actions non violentes, ou pas…

Les différentes composantes du mouvement ont besoin une fois de plus se mettre autour de la table pour construire ensemble une action collective efficace, durable, en ne négligeant l’action de personne.

Reinette noyée (UCL Aveyron)


Article publié le 23 Oct 2019 sur Unioncommunistelibertaire.org