Plusieurs centaines de personnes ont manifesté en fin d’après-midi et durant la soirée du samedi 9 février 2019, derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire en italien: «Ils font la guerre aux pauvres et appellent cela rénovation. Nous résistons contre les patrons de la ville».

Sur le parcours, des containers à poubelles ont été incendiés, des axes de circulation bloqués, les flics anti-émeute ont canardé de lacrymo et ont été caillassés, quelques véhicules ont été endommagés (dont un bus de la ville), des vitrines de bâtiments institutionnels ont été brisées. Il y aurait eu une douzaine d’interpellations.

La maire populaiste de Turin, Chiara Appendino, issue du Mouvement 5 étoiles (M5S), a déclaré que «ce qui est en train de se passer ne peut être confondu en aucune manière avec l’exercice de la démocratie», dénonçant des violences «d’une gravité inédite». La bonne blague!

Le ministre de l’Intérieur, le facho bien connu Matteo Salvini, a lui tout simplement déclaré: «La prison pour ces infâmes!»

Solidarité avec tou·te·s les squatteur·euse·s, tou·te·s les galérien·ne·s et tou·te·s les rebelles, de Turin et d’ailleurs!