En tant que Mineur·e·s Isolé·e·s Etranger·e·s mis·e·s dehors par le Conseil Départemental, on se pose des questions :

Pourquoi un·e jeune n’a pas les mêmes droits en fonction de sa nationalité ?

Pourquoi on nous traite comme des menteurs et des menteuses ?

Pourquoi nous ne sommes pas considéré·e·s comme des enfants à protéger, comme

l’impose la convention des droits de l’enfant ?

Comme l’UNICEF le rappelle, « L’intérêt supérieur de l’enfant n’est pas une option ! Il

devrait primer sur toute autre considération, notamment la limitation des dépenses

publiques ou encore la politique migratoire ».

Et à Toulouse, c’est comment ?

Pourquoi, à Toulouse, certain·e·s sont logé·e·s par la métropole

dans des conditions précaires, d’autres sont mis·e·s à l’hôtel sans aucun accompagnement, et d’autres à la rue ?

Pourquoi, à Toulouse, davantage de jeunes sont reconnu·e·s mineur·e·s suite à un

recours en justice que par le DDAOMIE lui-même ?

Nous réclamons une prise en charge par l’autorité compétente, le conseil départemental. Une prise en charge complète qui respecte les droits de l’enfant, c’est à dire une prise en charge socioéducative adaptée, une sécurité juridique, la scolarisation, le droit à la santé, une représentation légale et non pas une simple mise à l’abri avec un peu de nourriture.

Rassemblement en soutien aux Mineur-es Isolé-es Etranger-es devant le Conseil Départemental Le 10 février à 14H00.

Venez nombreux, venez masqués !




Source: Iaata.info