Novembre 8, 2020
Par CNT
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Renault Choisy ne doit pas fermer !!

L’industrie automobile doit se transformer pour devenir moins polluante, moins gourmande en Ă©nergie et en mĂ©taux rares, on le sait. Tout le monde le sait.

Le 27 mai dernier, l’ensemble de l’industrie europĂ©enne, toutes marques confondues, – y compris Renault bien sĂ»r – , tous les sous-traitants, tous les syndicats de la filiĂšre ont Ă©crit Ă  la commission europĂ©enne pour qu’un plan de relance soit mis en place dans lequel soit “dĂ©veloppĂ©e l’économie circulaire” !

La seule usine du groupe Renault qui rĂ©pond Ă  cette exigence depuis dix ans, avec les fĂ©licitations du groupe Renault, elle est Ă  Choisy. Et bien, c’est celle-lĂ  que Renault veut fermer !

Une fois de plus, les salariĂ©es et la population entiĂšre constatent le vide des discours managĂ©riaux et politiques ! Leur affichage Ă©cologique se plie toujours Ă  la logique financiĂšre.

Une usine indispensable pour la transition Ă©cologique

Forte de l’expĂ©rience accumulĂ©e par des salariĂ©s qui maĂźtrisent les techniques les plus novatrices, elle peut ajouter Ă  ses compĂ©tences celle de centre de formation pour des jeunes soucieux d’un avenir plus respectueux de l’environnement ou pour d’anciens salariĂ©s de la mĂ©canique ou de la mĂ©tallurgie souhaitant revenir Ă  un “cƓur de mĂ©tier” adaptĂ© au temps prĂ©sent. L’usine de Choisy-le-Roi doit servir d’inspiration pour celle de Flins et pour toutes les autres.

Une usine indispensable pour Choisy-Le-Roi

Mettre un terme Ă  la dĂ©sindustrialisation de la ville est une nĂ©cessitĂ© vitale si ses habitants veulent Ă©viter la sĂ©grĂ©gation des territoires (rĂ©sidence, travail, commerce, loisirs
). Les opĂ©rations immobiliĂšres qui se profilent derriĂšre l’abandon du site contredisent les nĂ©cessitĂ©s Ă©ducatives de la ville (collĂšges, lycĂ©es techniques, etc.) alors que tout l’espace nĂ©cessaire y est disponible. La relocalisation ne vaut pas que pour l’Inde ou la Chine : elle commence ici et maintenant.

Une usine indispensable pour ceux qui y travaillent

Parce qu’il est inadmissible que l’humain soit rĂ©duit Ă  n’ĂȘtre qu’une “ressource”-au mĂȘme titre que le pĂ©trole ou le ciment- il faut que les salariĂ©s de Renault-Choisy soient considĂ©rĂ©s pour ce qu’ils sont : des personnes qui ont une famille, des enfants, un lieu oĂč se loger, des amis
 Faire semblant de leur offrir un emploi Ă  Flins -a 70 km !!-, c’est briser des vies qui se sont organisĂ©es autour d’une usine Ă  taille humaine pour les rejeter -au mieux- dans la prĂ©caritĂ© et l’anonymat massifiant.

Un appel à la réflexion

Il est plus que temps que tous, salariĂ©es et la population, nous nous interrogions sur le type de sociĂ©tĂ© dans laquelle nous voulons vivre, sans attendre les remĂšdes-miracles de la finance ou de l’État, qui causeront inĂ©vitablement des dĂ©gĂąts, ici ou ailleurs. C’est en ce sens que la cas de Renault-Choisy est exemplaire insĂ©cable : il concerne toutes les entreprises du groupe Renault et au-delĂ  toutes les entreprises du secteur automobile.




Source: Cnt-f.org