Décembre 6, 2020
Par Le blog de anars 56
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C’est l’ensemble de la « loi sécurité globale » qu’il faut abroger !

Cette loi renforce les pouvoirs des forces de l’ordre (publiques et de plus en plus privées) et les moyens de surveillance de la population.

Elle s’accompagne du lobbying et du business des entreprises vendeuses de matériel de « sécurité ». Des fabricants d’armes mutilantes et parfois mortelles destinées à la répression intérieure ont pignon sur rue en Bretagne : notamment à Lanester, Redcore avec ses lanceurs de balles dites de défense (LBD), sa filiale I.S.D.E. pour les drones, et à Pont-de-Buis (29) Nobelsport Sécurité pour les grenades.

L’utilisation massive de telles armes dans les quartiers populaires et face aux manifestations sociales (filmées systématiquement) a aussi une dimension mercantile : le « maintien de l’ordre à la française » (méthodes, logistique et… matériel !) est exporté, même vers des pays peu vertueux en matière de « Droits de l’Homme », comme l’Egypte, le Liban…

Ainsi, c’est tout le climat sécuritaire et policier qui se met en place qu’il faut abattre.

Les violences policières ont existé, existent et existeront toujours, tant qu’existera… l’État !

L’État français, comme beaucoup d’autres États européens, s’est constitué, développé à travers le colonialisme et l’esclavagisme. Ce passé irradie encore idéologiquement les institutions de répression. « Le confinement a mis en évidence le racisme des polices d’Europe », selon un rapport d’Amnesty International du 24 juin 2020.

Ainsi voir les brutalités policières et leur racisme comme des dérapages individuels est une erreur. Les forces de l’ordre doivent être analysées en tant que système, cadre et structure, et non plus considérées comme une somme d’agents autonomes plus ou moins « bons » ou « méchants ».

Le discours républicain soutient que l’État détient le monopole légitime de la violence, laquelle pourrait être contrôlée par les citoyennes et citoyens.

Or la vision d’un État républicain, démocrate est une idéalisation. L’État n’est pas cet arbitre neutre, ce justicier qu’on peut diriger à droite ou à gauche. L’État est bien un rouage indispensable du capitalisme. L’État sert les classes possédantes. L’État légifère, finance les infrastructures, adapte la fiscalité et… réprime pour les intérêts des privilégié.e.s. ! L’État est le VRP du capitalisme national vers les autres pays (armes, produits agro-alimentaires et industriels peuvent être directement négociés par les ministres « en visite »… accompagnée de chefs d’entreprises).

Administrés par la droite ou la gauche, le bilan global des États est le même : destructions sociales et écologiques.

Contrairement à ce que fantasment les promoteurs de l’idéologie de l’État républicain, Police et gendarmerie défendent cet ordre inégalitaire.

La recomposition de la gauche en cours est un nouveau leurre : RIEN, fondamentalement, ne changera.

Tous les arts ont produit des merveilles,

l’art de gouverner n’a produit que des monstres” (Saint-Just).

L’État empêche la société de s’auto-organiser, sans structures hiérarchiques, librement.

Il s’est construit historiquement au-dessus de la société. De tous temps, des groupes humains ont refusé ce mode d’organisation coercitif : mouvements révolutionnaires autogestionnaires en Ukraine durant la révolution russe, en Catalogne et en Aragon lors de la guerre civile espagnole de 1936-39, au Rojava (Syrie) avec le confédéralisme kurde, chez les Zapatistes du Chiapas au Mexique ou chez certaines tribus d’Amazonie…etc.

Apprenons à désobéir. Les individus et les classes exploités, dominés, peuvent se faire confiance, s’entraider et lutter pour regagner en autonomie.

A bas l’État, les flics et les patrons !

Autogestion, révolution sociale et libertaire.

Ni Dieu, ni César, ni tribun (extrait de l’Internationale)

Groupe libertaire René Lochu




Source: Anars56.over-blog.org