Journée de grève et de manifestation jeudi 17 septembre : RDV 11h30 Manufacture des Tabacs

La situation impose des mesures de transformation profonde en totale rupture avec les politiques économiques et sociales actuelles. Un énième « plan de relance » qui ne remettrait pas en cause ces politiques, ne pourrait conduire qu’à une aggravation de la crise sociale, économique et écologique.

Les organisations CGT, SNESFSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNEF et UNL appellent à faire de la journée du 17 septembre une première journée d’action, selon des modalités à définir dans les secteurs professionnels et les territoires (grèves, manifestations, rassemblements, etc. …) pour imposer le changement nécessaire !

La rentrée sociale revêt un caractère tout à fait inédit à plus d’un titre. Aux conséquences humaines de la crise sanitaire, s’ajoutent des mesures régressives portées par le Gouvernement. Celles et ceux qui travaillent et produisent les richesses, dont les salariés qui ont été particulièrement exposés et mis à contribution pendant le confinement, sont les premiers à payer les velléités d’employeurs qui annoncent licenciements et délocalisations. Pendant ce temps, ils maintiennent le versement de dividendes pour les actionnaireset exigent de nouvelles exonérations de cotisations sociales et des baisses d’impôts.Préparée sans réelle prise en compte de la situation sanitaire et sans moyens supplémentaires, la rentrée scolaire et universitaire inquiète les jeunes, lesfamilles et les professionnels, cela dans le cadre d’un protocole sanitaire ministérielillisible et sans cesse remis en cause. Nous exigeons la mise à dispositiongratuite de masques en quantité suffisante à l’ensemble des collégiens, lycéens et étudiants. Il en va de même pour l’ensemble de la population. Pour le monde du travail,il revient aux employeurs de prendre en charge lesmesures de protections individuelles et collectives, dont la distributiongratuite demasques en quantité suffisante.La réduction du temps d’exposition également nécessaire induit de discuter de l’organisation, des conditions de travail et réduction du temps de travail.Les organisations syndicales et de jeunesse affirment ensemble que la priorité doit être donnée à la préservation et à la création en nombre d’emplois stables et qualifiés,à la sortie de la précarité en particulier desjeunes travailleurs, des étudiants, avec leur mise en protection sociale. Cela passe notamment par la réduction du temps de travail sans perte de salaire, le développement des services publics et des industries nécessaires à la réponseaux besoins en biens et services, en prenant en compte l’urgence écologique.Il est urgent d’augmenter les salaires, les traitements, les pensionset les minimas sociaux.Il est également temps d’en finir avec les aides publiques de toute nature dont bénéficient de grandes multinationales sanscontrepartie et contrôle d’utilisation.La période a également confirmé les exigences communes qu’ont portées nos organisations lors de la lutte contre la réforme du système des retraites. Nos organisationscondamnent toute nouvelle régression en matière de retraite et de protection sociale programmées notamment par le Gouvernement au détour du projet de loi de finances de la sécurité sociale (création de la cinquième branche, augmentation de la CSG, etc. …).

L’urgence sociale impose aujourd’hui tout au contraire,de préserver notresystème intergénérationnel et d’envisager une protectionsociale incluant la dimension professionnelle tout au long de la vie,des années d’étudesà la retraite.La situation impose donc des mesures de transformation profondeen totale rupture avec les politiques économiques et sociales actuelles. Un énième « plan de relance »qui ne remettrait pas en cause ces politiques,ne pourrait conduire qu’à une aggravation de la crise sociale, économique et écologique. La question de l’emploi est centrale : lutte contre la précarité et la pauvreté, hausse des salaires, développement des services publics, abandon définitif de la réforme des retraites.Les organisationsLa CGT, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNEFet UNLappellent à faire dela journée du 17 septembre une première journée d’action,selon des modalités à définir dans les secteurs professionnels et les territoires (grèves, manifestations, rassemblements, etc. …) pour imposer le changement nécessaire.

Paris, le 27 août2020


Article publié le 09 Sep 2020 sur Rebellyon.info