Octobre 4, 2021
Par Union Communiste Libertaire (UCL)
221 visites


ChĂŽmage, salaires bloquĂ©s, les capitalistes ne lĂąchent rien !

Aux 100 000 salarié·es menacé·es de licenciement, le gouvernement rĂ©pond par la rĂ©forme de l’assurance-chĂŽmage le 1er octobre. Elle va baisser les allocations de plus de 1 million de personnes. Alors qu’il y a dĂ©jĂ  plus de 9 millions de personnes sous le seuil de pauvretĂ©.

La peur du chĂŽmage reste la principale arme de chantage des patrons contre nos salaires. Ce qui explique que les patrons opposent leurs profits aux augmentations nĂ©cessaires des salaires. Ils ne proposent que de travailler plus. Les secteurs essentiels sont assurĂ©s Ă  80 % par les femmes, lĂ  oĂč se concentrent les salaires les plus bas. Et dans le privĂ©, les femmes gagnent en moyenne plus de 40 % de moins que les hommes. Face aux prix qui augmentent, le gouvernement rĂ©pond par une hausse misĂ©rable du SMIC et continue de bloquer les salaires des fonctionnaires.

Pour arrĂȘter d’ĂȘtre broyé·es ainsi par cette sociĂ©tĂ© capitaliste, il n’y a pas 36 solutions. Salarié·es et privé·es d’emploi, nous devons prendre en main tous les moyens qui font tourner cette sociĂ©tĂ© : services publics, usines, commerces, transports, banques, etc. Tout ce que nous avons construit et que nous faisons fonctionner par notre travail. A nous de dĂ©cider, c’est le seul moyen de s’en sortir. Pour qu’enfin on puisse satisfaire les besoins de toutes et tous, baisser le temps de travail et augmenter les salaires.

L’État ne nous protùge pas face au COVID

La mauvaise gestion sanitaire et la mise en place du pass sanitaire ont fait prendre conscience Ă  de nombreux et nombreuses exploité·es de la vraie nature de l’État : dominer, duper, rĂ©primer. Non l’État n’a jamais Ă©tĂ© neutre. Pendant toute la crise il s’est portĂ© au secours des capitalistes, distribuant par milliards des aides prĂ©cieuses, accaparĂ©es par les grands groupes. Pour l’UCL la vaccination est indispensable et le pass sanitaire une atteinte aux droits des travailleurs et travailleuses en premier lieu. Les milliers de personnes aujourd’hui suspendues faute de pass se retrouvent dans l’Ɠil du cyclone de cette gestion calamiteuse. Une vraie campagne de vaccination, la levĂ©e des brevets, le refinancement de l’hĂŽpital et la socialisation du systĂšme de santĂ© sous contrĂŽle des usagers et usagĂšres, auraient permis de protĂ©ger le plus grand nombre et de sauver des milliers de vies.

Un impĂ©ratif : s’unir !

De nombreuses luttes et grĂšves ont lieu dans des entreprises et services publics, ou dans des secteurs entiers (La Poste, l’aide Ă  domicile, la santĂ©, l’éducation, la mĂ©tallurgie, etc.). Elles ne s’opposent pas Ă  une journĂ©e comme celle du 5 octobre. Agir toutes et tous ensemble, le mĂȘme jour, ça se construit. Il nous faut alors renforcer nos outils de lutte que sont nos syndicats, et en particulier nos unions locales, proches du terrain. Ce sont elles qui permettent Ă  toutes et tous, de petites comme des grandes entreprises d’agir ensemble.

De plus, les syndicats qui dĂ©fendent vraiment les intĂ©rĂȘts du monde du travail (CGT, Solidaires, FO, FSU, les CNT) ont une responsabilitĂ© : leur division nous affaiblit face aux patrons et Ă  l’État. Partir de la base des syndiqué·es pour converger sur des luttes communes et rĂ©aliser l’unitĂ© syndicale est notre perspective.

La mobilisation du 5 octobre n’est utile que si elle constitue un point d’appui pour un mouvement d’ampleur sur les lieux de travail. C’est cela qu’il faudra discuter en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de salariĂ©-es. Ce n’est que dans les luttes unitaires et de masse que nous imposerons nos intĂ©rĂȘts de classe face Ă  l’État et au patronat.

Tract 5 octobre 2021



Source: Unioncommunistelibertaire.org