Indymedia Nantes / samedi 19 septembre 2020

Aujourd’hui, vendredi 18 septembre, 7 compagnon.n.es sont passĂ©es en comparution immĂ©diate au tribunal de Toulouse pour des tags, affiches et pochoirs faits mardi soir. Tout le monde a pris 2 mois de prison ferme avec maintien en dĂ©tention Ă  la maison d’arrĂȘt de Seysses.

C’était de nombreux tags et affiches contre les flics, les juges, les matons, les bourgeois, l’etat, le patriarcat

On pouvait lire par exemple « Le feu tue les virus
 brĂ»le ton comico » « Balance ton smartphone, pas ton voisin » « Ne relevons pas l’économie, dĂ©truisons lĂ  » « Avec ou sans masque, ce monde est irrespirable. DĂ©truisons ce qui nous Ă©touffe » « CrĂšve les poukaves » « Squat ton prĂ©fet » « PlutĂŽt mourir libre que vivre confinĂ© » « la police tue, confinons la » « ACAB le pire des virus c’est l’autoritĂ© » 

Un voisin a poukave et les keufs ont arrĂȘtĂ© quelques minutes plus tard 7 personnes. Elles ont fait 48h de GAV (Garde Ă  Vue) + une nuit en prison, avec les chefs d’inculpation:
-Dégradation aggravée en réunion.
-Identité imaginaire.
-Refus de signalĂ©tique et d’ADN.

En GAV, elles ont toutes demandĂ© le mĂȘme avocat mais le procureur a refusĂ© en prĂ©textant un « conflit d’intĂ©rĂȘt ». Personne n’a rien dĂ©clarĂ© et certaines ont refusĂ© les auditions.
Durant la GAV, au moins une personne s’est faite prendre son ADN sur un gobelet.

L’avocat a finalement pu dĂ©fendre les 7 personnes Ă  la comparution immĂ©diate.
Il y avait 3 parties civiles. La ville de Toulouse et 2 syndic de copropriété (dont la SOGEM)
A l’audience, les personnes n’ont voulu rĂ©pondre Ă  aucune des questions. Elles ont maintenu leur identitĂ© et ont simplement dĂ©clarĂ© qu’elles ne reconnaissaient pas les faits.
Le procureur a annoncé devoir « faire un tir groupé » car il ne pouvait pas individualiser les peines en se basant sur le profil de chacun. Il a requis 3 mois ferme avec maintien en détention.
Quand le juge a prononcĂ© la condamnation a 2 mois ferme, les personnes prĂ©sentes dans la salle et Ă  l’extĂ©rieur ont exprimĂ© leur rage et leur solidaritĂ© en gueulant. Le juge a demandĂ© l’arrestation d’une d’entre elles pour « outrage Ă  magistrat ». Plusieurs autres ont tentĂ© de s’interposer et les flics ont utilisĂ© leurs matraques.
La personne qu’ils voulaient arrĂȘter s’est faite bousculĂ© et a chutĂ©. Elle a Ă©tĂ© emmenĂ©e Ă  l’hopital pour ĂȘtre envoyĂ©e ensuite en GAV.

On partagera d’autres informations trùs vite.

Ni innocentes, ni coupables. CrĂšve la justice et son monde.
Exprimons leur toute notre solidarité !

Les affiches (également publiées sur Indymedia Nantes) :


Article publié le 20 Sep 2020 sur Attaque.noblogs.org