Avril 18, 2021
Par CNT
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Un travailleur est en litige depuis un an avec son ancienne entreprise : le bar-restaurant “Tapas Locas” Ă  Toulouse. Son ex-employeur rechigne Ă  rĂ©gulariser le paiement de ses indemnitĂ©s de congĂ©s payĂ©s. AprĂšs plusieurs tentatives du syndicat CNT Interprofessionnel de Haute-Garonne pour rĂ©soudre le conflit Ă  l’amiable, la situation restait bloquĂ©e. Le syndicat a donc Ă©tĂ© contraint d’organiser un premier piquet syndical, ce samedi 17 avril, de 17 h Ă  19h, pour informer la clientĂšle et inciter l’employeur Ă  respecter le droit du travail.

Une vingtaine de syndicalistes se sont rĂ©uni·e·s devant l’entreprise et ont distribuĂ© des tracts aux passant·e·s. MalgrĂ© une activitĂ© quotidienne de repas Ă  emporter, l’entreprise est restĂ©e fermĂ©e ce jour. Cependant, notre action semble avoir eu son effet car l’employeur nous a rapidement contactĂ©, pour nous exprimer qu’il nous donnerait une rĂ©ponse en dĂ©but de semaine prochaine en vue de rĂ©gulariser la situation.

Le syndicat CNT Interprofessionnel de Haute-Garonne se fĂ©licite de cette premiĂšre rĂ©action de l’employeur et reste toujours disposĂ© Ă  rĂ©gler rapidement et Ă  l’amiable le litige. Le syndicat maintiendra toutefois sa vigilance, et si cela devenait nĂ©cessaire, lancera une mobilisation syndicale d’ampleur dans les jours qui viennent.



Voici le tract diffusĂ© lors du piquet :

Tapas Locas – Mobilisation syndicale au menu

Depuis presque un an, l’entreprise Tapas Locas repousse le paiement des indemnitĂ©s de congĂ©s payĂ©s dues Ă  l’un de ses anciens salariĂ©s. Celui-ci a sollicitĂ© plusieurs fois la direction qui continue de le balader.

Comprenant qu’il ne devait pas rester seul face Ă  son ancien employeur, il s’est rapprochĂ© de notre syndicat, car ce n’est qu’ ensemble, que l’on fera respecter nos droits.

Le syndicat a tentĂ© une mĂ©diation Ă  l’amiable avec l’employeur, sans succĂšs jusqu’à prĂ©sent. C’est pourquoi nous organisons un piquet syndical afin d’informer la clientĂšle et dĂ©bloquer cette situation.

Ce cas est un exemple, parmi tant d’autres, d’abus auxquels font face les salarié·e·s de l’hĂŽtellerie-restauration. Salaires et conditions de travail dĂ©plorables, heures de nuits non- majorĂ©es, heures supplĂ©mentaires non-payĂ©es, prĂ©carisation, travail dissimulĂ© nous privant de protection sociale, plannings donnĂ©s Ă  la derniĂšre minute, harcĂšlement moral et sexuel y sont monnaie courante. Face Ă  ces oppressions patronales, ne nous rĂ©signons pas.

Que tu sois cuisinier·Úre, serveur·se, commis·e, plongeur·euse, livreur·euse… ne reste pas seul·e face Ă  ton patron, organise toi avec tes collĂšgues, viens voir le syndicat.

Depuis un an, les médias relaient les difficultés des commerçants et restaurateurs. Mais nos galÚres à nous, les salarié·e·s, sont encore oubliées et invisibilisées.

La crise ne doit pas ĂȘtre un prĂ©texte pour piĂ©tiner nos droits : c’est nous, les travailleur·euses (salarié·e·s ou au chĂŽmage), bien plus que nos employeurs, qui sommes en premiĂšre ligne face Ă  la prĂ©caritĂ©

SUGGESTION SYNDICALE : LA CNT APPELLE LES TRAVAILLEURS·EUSES QUI POURRAIENT VENIR CONSOMMER DANS CE BAR RESTAURANT À SOUTENIR LA LUTTE.




Source: Cnt-f.org