FĂ©vrier 12, 2020
Par Squat.net
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Incendie au plus grand squat de Toulouse ou les consĂ©quences du racisme d’État.

C’est en colĂšre qu’on se rĂ©veille ce 5 fĂ©vrier, le lendemain de l’incendie ayant eu lieu au 44 avenue de Muret, oĂč vivent environ 600 personnes. Des rĂ©fugiĂ©-e-s en grande majoritĂ©, ayant dĂ©jĂ  tout perdu, et risquant de tout perdre Ă  nouveau, si ce n’est pas dĂ©jĂ  le cas : une centaine de chambres auraient Ă©tĂ© touchĂ©es selon la prĂ©fecture, nĂ©cessitant l’intervention utile de 90 pompiers, et celle inutile, voire dangereuse, de 54 policiers. Nous y reviendrons.

On ne va pas s’attarder sur les faits : un accident dans un lieu vĂ©tuste entrainant un dĂ©part de flamme, mais dont les origines sont beaucoup plus profondes. Comment 600 personnes se retrouvent Ă  squatter un ancien bĂątiment appartenant Ă  EDF ? Cette situation ne dure que depuis mai 2019 : avant, pendant un an, c’était des bureaux qui Ă©tait occupĂ©s Ă  Saint-Michel, au Squat Russell, par ces mĂȘmes personnes, dont le nombre a augmentĂ© entre temps. ObligĂ©es de partir suite Ă  un procĂšs, ces personnes n’ont eu d’autre choix que de trouver un nouveau lieu : « La prĂ©fecture nous a expulsĂ©s en juillet 2019, sans nous proposer de solution pour la suite. Nous avons dĂ» nous-mĂȘmes nous chercher un nouveau toit. » pouvons-nous lire sur cet appel Ă  soutien fin octobre 2019, Ă  la veille de la trĂȘve hivernale, moment oĂč les expulsions vont bon train, qu’elles soient locatives ou de squats. Est-il nĂ©cessaire de rappeler la quantitĂ© de logements vacants ? On ne parle mĂȘme pas des bureaux et des batiments vides. En 2018 , « Ă  Toulouse, il y a environs 23 457 logements vacants intra-muros. Ils Ă©taient au nombre de 18 261 en 2009, et le chiffre monte Ă  46 776 si on prend l’ensemble de l’aire urbaine » (Ă  lire : 2.8 millions de logements vides en France : on choisit l’occupation !).

Retour Ă  l’avenue de Muret et Ă  la violence d’État, si nous nous en sommes seulement extrait-e-s un moment. L’évacuation du bĂątiment Ă©tait nĂ©cessaire, les pompiers Ă©taient sur place, ainsi que les pros du maintien de l’ordre. Pour Ă©viter de les croiser – normal tu vois : quand tu as traversĂ© des frontiĂšres maritimes et/ou terrestres en risquant ta vie pour atteindre la forteresse Europe et que tu ne veux pas tomber sur tes oppresseurs ; pays diffĂ©rents, mĂȘme casquette – plusieurs personnes ont escaladĂ© le grillage de deux mĂštres pour sortir hors de l’enceinte du bĂątiment, se mettant en danger mais calculant par rapport au risque de se faire embarquer en centre de rĂ©tention, ou renvoyer en avion hors des frontiĂšres du pays des droits de l’Homme. C’est Ă  la mode en ce moment Ă  Toulouse : les rafles et les expulsions dans la foulĂ©e, en allant chercher les enfants Ă  l’école, sans possibilitĂ© de rĂ©cupĂ©rer ses quelques affaires.

Devant le squat Avenue de Muret

Une fois toutes les personnes saines et sauves, s’est posĂ©e la question des affaires, laissĂ©es sur place. On se souvient de l‘incendie Rue Bayard en janvier 2019, oĂč il a fallut de longues semaines aux habitant-e-s pour pouvoir rĂ©cupĂ©rer leurs biens ou ce qu’il en restait : des vols avaient au lieu entre temps. La faute au temps et aux procĂ©dures. Pour l’avenue de Muret, un policier, aprĂšs avoir annoncĂ© qu’il serait possible de rĂ©cupĂ©rer des affaires le jour-mĂȘme, fit marche arriĂšre car la nuit arrivait. Quand tu as tout ce qu’il te reste de matĂ©riel, portable, vĂȘtements et papiers, dans un espace occupĂ© par des centaines de personnes, ton chez toi, et qu’on t’annonce que tu ne peux pas les rĂ©cupĂ©rer pour des raisons de sĂ©curitĂ©, alors que l’incendie est Ă©teint, comment dire ?.. RĂ©ponse simple du cĂŽtĂ© des bleus : gazeuse Ă  main, dispersez-vous.

La mairie de Toulouse, dans sa grande mansuĂ©tude, a mis Ă  disposition des gymnases et des bus. D’aprĂšs France bleu, la prĂ©fecture a annoncĂ© que les gymnases resteront ouverts « jusqu’à ce qu’une solution adaptĂ©e au regard de chaque situation personnelle puisse ĂȘtre mise en Ɠuvre par l’Etat, en lien avec les services de la Mairie de Toulouse. Les locaux du site de l’avenue de Muret ne pourront pas ĂȘtre rĂ©intĂ©grĂ©s, le bĂątiment ne prĂ©sentant pas les conditions de sĂ©curitĂ© requises ». France 3 nous apprend que 182 personnes ont choisi cette solution, le soir du 4 fĂ©vrier, soit moins d’une personne sur trois. Plus de 400 personnes Ă  la rue donc. Et le jour suivant, et celui d’aprĂšs ? Pourquoi refuser les solutions proposĂ©es par la prĂ©fecture et la mairie ? C’est trĂšs simple : en plus du fichage, le risque de se faire embarquer est trop important. Leur tort ? Ne pas avoir les bons papiers, voire les avoir perdus dans l’incendie.

Il sera possible pour les habitant-e-s de rĂ©cupĂ©rer leurs affaires Ă  partir de 14h ce mercredi. Mais ensuite ? OĂč aller ? Cet incendie peut ĂȘtre un prĂ©texte et l’occasion rĂȘvĂ©e pour le propriĂ©taire de fermer, condamner ou dĂ©truire ce bĂątiment. On n’évoquera pas les communiquĂ©s de soutien et les beaux discours des politicien-ne-s Ă  l’approche des municipales, dĂ©jĂ  parus ou Ă  venir. La situation est connue depuis longtemps : combien d’incendies, de mort-e-s, d’expulsions, de sĂ©jours en centre de rĂ©tention faudra-t-il avant qu’on abolisse les frontiĂšres et les papiers ? Ou de façon plus pragmatique, comme on ne peut pas tout avoir immĂ©diatement : la libertĂ© de circulation pour tou-te-s. On ne le rĂ©pĂ©tera jamais assez : aucun ĂȘtre humain n’est illĂ©gal.

Le soir-mĂȘme, nous avons appris qu’un autre incendie avait eu lieu, au Centre de RĂ©tention de Vincennes. Encore une fois des sans-pap’, des rĂ©fugiĂ©-e-s
 « Tous les prisonniers sont dans la cours, encerclĂ©s par les keufs qui les empĂȘchent de bouger, en les laissant sous la pluie. »

Heureusement, la solidaritĂ© s’organise et il n’est jamais trop tard pour aider, pour relayer les personnes s’organisant sur le terrain, depuis des annĂ©es ou depuis hier, leur permettant de souffler – attention au burn-out militant. Le prochain rendez-vous est ce jeudi Ă  14h Ă  La Chapelle. Il est aussi possible d’aller sur place au 44 avenue de Muret pour discuter, apporter Ă  manger, ĂȘtre prĂ©sent-e.


Information reçue le 05/02 :

Le squat de l’avenue de Muret va rapidement ĂȘtre murĂ© et ne sera plus du tout accessible.
Il est bien sûr trÚs important que les personnes qui y vivaient puissent récupérer leurs affaires, particuliÚrement les documents administratifs et les traitements médicaux.

Cette récupération se fera sur 3 plages horaires :
– aujourd’hui de 13 à 16h pour les personnes qui dorment au gymnase Empalot
– aujourd’hui de 16 Ă  19h pour les personnes qui dorment au gymnase CĂ©piĂšre
– demain de 9 à 12h pour les personnes qui ne dorment pas dans les gymnases

Il ne sera pas possible de rĂ©cupĂ©rer les meubles et l’électromĂ©nager. Seuls les documents administratifs, vĂȘtements, mĂ©dicaments, produits d’hygiĂšne, vĂ©los et autres petites affaires personnelles pourront ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ©s.

Il n’y aura pas de prĂ©sence policiĂšre afin de ne pas inquiĂ©ter les personnes. Les associations sont sollicitĂ©es pour venir aider afin que ces rĂ©cupĂ©rations se passent au mieux

Infos venant de la marie et du CEDIS (05/02) : Il n’y a pas d’espace prĂ©vu pour stoker les affaires Ă©vacuĂ©es des gens expulsĂ©s par la mairie. Seulement les affaires encore prĂ©sentes dans le bĂątiment seront stockĂ©es dans un entrepĂŽt payĂ© par EDF Ă  Blagnac. L’accĂšs Ă  cet entrepĂŽt sera possible une seule fois par famille/personne, les autres fois il faudra payer pour y accĂ©der. Cet entrepĂŽt sera mis Ă  disposition dans quelques jours.

Les personnes qui sont prĂ©sentes dans la rue devant le squat avec leur affaires ne seront pas Ă©vacuĂ©es ce soir mais certainement d’ici demain
. Il y a une centaine de personnes n’ayant pas la possibilitĂ© de bouger leurs affaires ni de les stocker lĂ  maintenant dans l’immĂ©diat, et qui se retrouvent a devoir rester lĂ , dans la rue, pour garder leur affaires.

MAJ : On apprend ce soir (5 fĂ©vrier) que la rĂ©pression commence avec deux interpellations et une voiture embarquĂ©e en fin d’aprem. Une personne est toujours en garde Ă  vue. Une troisiĂšme a pris une amende pour avoir traversĂ© hors les clous. Il y a des provocations de la part des forces de l’ordre.

Pour faire un don aux habitants de Muret, maintenant Ă  la rue, en situation de dĂ©tresse absolue : Aide d’urgence pour les habitants du squat Muret
Cette cagnotte est montĂ©e en accord avec le Collectif Russell et servira Ă  financer l’achat de produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ© et notamment colis alimentaire, lait et couches pour bĂ©bĂ© (il y a de nombreuses familles), Ă©quipement urgence.


Nouvelles de ce vendredi matin

Les gymnases vont fermer aujourd hui et les personnes pourront aller en bus des gymnases vers le hall 7 du parc des expos de 14h Ă  20h (Ăźle du Ramier), nouveau lieu d’herbergement d’urgence proposĂ© par le dispositif institutionnel. Les personnes auront une carte nominative, les papiers seront surement demandĂ©s.
Des maraudes sont organisées avec besoin de bénévoles. Merci de contacter Medecin du Monde si vous etes dipos !

Besoins HĂ©bergements temporaires et lieux de stockage sĂ©curisĂ©s : Les habitant.es recherchent des solutions d’hĂ©bergement temporaire, nuit par nuit et encore des lieux de stockage. N’hĂ©sitez pas Ă  vous faire connaitre si vous pouvez auprĂšs du collectif Russel qui vous mettra en lien avec les personnes

Demande urgente : besoin d’assistantes sociales pour aider Ă  rĂ©gler les problĂšmes administratifs suite Ă  la perte des papiers et autres
 les personnes ont besoin que les autoritĂ©s fournissent en urgence des attestations de sinistres pour justification auprĂšs des institutions/universitĂ©/ecoles (des Ă©tudiants en ont besoin vite pour l’universitĂ©, les demandeurs d’asile pour leurs rendez vous prĂ©fecture, etc
 )
Merci aux assos de remonter ce besoin aurpres des bénévoles et aux responsables mairie/pref etc !

Une cagnotte de soutiens d’urgences (matĂ©riel et alimentaire) aux habitant.e.s a Ă©tĂ© mise en place par l’association Solidarity Union. Elle est disponible ici


Vendredi 7 février 2020
CommuniquĂ© du collectif Russel –

Halte au racisme d’Etat, des vies humaines sont en danger : c’est criminel, RĂ©agissons !

Mardi 4 fĂ©vrier vers 14h, un incendie a frappĂ© le squat du 44 avenue de Muret, oĂč trouvaient refuge plus de 500 personnes depuis mai 2019. Des hommes, des femmes et des enfants, de plus de 22 nationalitĂ©s, laissĂ©s sans solution d’hĂ©bergement alors que la majoritĂ©, en demande d’asile, devraient ĂȘtre mis Ă  l’abri sous responsabilitĂ© de la prĂ©fecture. Des droits ignorĂ©s, obligeant les personnes, les familles, Ă  squatter des bĂątiments vides pendant des mois voire des annĂ©es. Nous tous en collectif, habitant.es et soutiens extĂ©rieurs, exhortons sans cesse les services de la prĂ©fecture de nous donner des rĂ©ponses, de trouver des solutions. Nous nous sommes pliĂ©s aux diffĂ©rents recensements que la prĂ©fecture a ordonnĂ©s. MalgrĂ© cela, silence radio Ă  la prĂ©fecture. Un silence criminel.
Si l’Etat est bien responsable du logement de ces personnes, l’Etat n’est-il pas aujourd’hui responsable de cette catastrophe et de leur sort ?

Nous exhortons Ă©galement sans cesse les services de la mairie Ă  prendre l’initiative d’une main tendue envers toutes ces personnes. Avec 4000 locaux vacants Ă  Toulouse, pourquoi n’exercent-ils jamais leur droit de rĂ©quisition ?
Comment accepter de laisser 500 personnes dans la dĂ©tresse dans un bĂątiment inadaptĂ© sans la moindre aide des institutions ne serait-ce que pour l’hygiĂšne ou mĂȘme l’enlĂšvement des dĂ©chets ? Comment dĂ©tourner autant le regard ?

Il aura fallu que le bĂątiment brĂ»le pour regarder Ă  nouveau ces quelques 500 visages, affolĂ©s dans la rue, observant leur toit et leurs maigres effets personnels partir en fumĂ©e, pour leur accorder un temps Ă©phĂ©mĂšre dans les mĂ©dias ; mais aussi pour les reloger en urgence dans des gymnases le soir, nous laissant entrevoir le potentiel d’actions d’hĂ©bergement en leur pouvoir si la volontĂ© politique Ă©tait lĂ  en dehors des Ă©vĂšnements dramatiques comme celui-ci. On ne peut s’empĂȘcher de repenser au nombre de places en gymnase ouvertes pour les sans-abris dans le plan hiver : 72


Et mĂȘme dans cette dĂ©tresse ultime, la violence de l’Etat se fait encore observer, quand des forces de police n’hĂ©sitent pas Ă  gazer les personnes, enfants en premiĂšre ligne, pour dissuader tout un chacun d’essayer d’outrepasser leur ruban pour tenter d’aller rĂ©cupĂ©rer ses affaires. Sans rien dans la rue et dans le froid, la premiĂšre prĂ©occupation des habitant.es Ă©tait de pouvoir rentrer rĂ©cupĂ©rer leurs documents administratifs, seuls gages de tranquillitĂ© pour un immigrĂ© en France

Ou encore quand ces mĂȘmes forces de police se permettent de contrĂŽler les papiers et d’interpeller des personnes, un jour comme celui-lĂ .
AprĂšs trois nuits passĂ©es dans des gymnases non chauffĂ©s, les personnes seront dĂ©placĂ©es en bus aujourd’hui vendredi 7 fĂ©vrier, vers le Parc des Expositions, pour une durĂ©e indĂ©finie. LĂ  bas, la prĂ©fecture et l’OFII pourront tranquillement mettre en place un recensement des situations administratives des personnes, rĂ©servant le sort qu’on connait aux sans papiers et dĂ©boutĂ©s du droit d’asile.
On est donc loin d’un accueil inconditionnel comme nos institutions aiment à le dire.
D’abord on ne respecte pas le droit fondamental des gens Ă  ĂȘtre mis Ă  l’abri, ensuite on ne respecte pas leur dignitĂ© en les laissant squatter des bĂątiments inadaptĂ©s et dangereux sans aucune aide, et ensuite on profite d’une catastrophe qui aurait pu faire morts et blessĂ©s pour les parquer, les recenser, on le sait, accĂ©lĂ©rer l’arrestation de ceux et celles jugĂ©s indĂ©sirables par nos autoritĂ©s.

OĂč est l’humanitĂ© lĂ  dedans ? Jusqu’oĂč le drame doit-il aller pour pouvoir espĂ©rer de vraies propositions dignes ? Quand les solutions sont pourtant Ă  porter de leurs longs bras


Encore une fois la seule solution rĂ©ellement humaine est venue des citoyen.nes toulousain.es solidaires qui depuis le drame hĂ©bergent des sinistrĂ©s dans leurs maisons. Nous les encourageons Ă  continuer, pour mettre Ă  l’abri les plus fragiles.

Inquiet.es des contrĂŽles auxquels nos frĂšres et sƓurs du squat de l’avenue de Muret vont ĂȘtre soumis dans la discrĂ©tion d’un parc des expositions, nous invitons toutes les personnes solidaires Ă  venir en soutien sur place, aujourd’hui Ă  l’ouverture mais aussi Ă  tout moment dans les jours Ă  venir.

Ne les laissons pas seul.e.s ! Investissons le hall 7 !!!

Halte au racisme d’Etat, des vies humaines sont en danger : c’ est criminel, rĂ©agissons !!!!

Le collectif Russell


Mise Ă  jour : samedi dernier Ă  18h40
Plusieurs squats ouverts par les habitant·e·s, besoin de soutien !

Deux bĂątiments ont Ă©tĂ© ouverts pour les anciennes habitant·e·s du 44 avenue de Muret. Beaucoup refusent d’aller dans le Parc des expositions.

Ces deux lieux ont besoin de monde sur place dĂšs maintenant pour Ă©viter une intervention policiĂšre et une expulsions ! Les flics sont dĂ©jĂ  sur place, mais du monde Ă  l’intĂ©rieur et Ă  l’extĂ©rieur peut les amener Ă  renoncer Ă  une explusion immĂ©diate.
– 14 rue des Amandiers, Ă  Blagnac (route de Grenade) (arrĂȘt de bus Pasteur — Mairie de Blagnac)
– 36 rue Jacques Babinet Ă  Toulouse (arrĂȘt de mĂ©tro Mirail)


Mise à jour, 9 février à 13h35
Actus de dimanche matin

Au hall 8 du parc des expos : besoin de nourritures variĂ©es et de discussions – le moral des gens y est trĂšs bas !!!
A l’occupation de Blagnac, au 14 rue des Amandiers, les habitant.e.s ont besoin de produits d’entretien, d’hygiùne, de sacs poubelles, de palettes.
Au Mirail, au 36 rue Jacques Babinet, des produits d’entretiens, balais, couvertures, matelas et soutien logistique (voitures) seraient bienvenus.
Dans tout les cas n’hĂ©sitez pas Ă  passer sur les lieux et Ă  rentrer en contact directement avec les habitant.e.s pour vous organiser ensemble.


Mise à jour, 10 février à 16h55
Ouverture en cours !!!

Un ancien bĂątiment de la citĂ© administrative Ă  compans est en train d’ĂȘtre occupĂ©e, rejoignez-nous vite si vous ĂȘtes dispo et deter !!
Faut rentrer par le cÎté fac du capitole, 1 rue de la cité administrative !
La solidarité est une arme !


Mise à jour: 10 février à 18h05
CRS + 8 camions de crs. Risque d’expulsion immĂ©diate.
Plus il y a de monde, plus le lieu a de chances de tenir !
Pour l’instant, en plus des gens Ă  l’intĂ©rieur, il y a une petite cinquantaine en soutien devant le bat.
La prefecture a donnĂ© l’ordre d’expulser. Besoin de soutien !! Les flics barrent la route. Ils ont l’air de prĂ©parer l’expulsion.
Les flics veulent virer tous les gens devant le squat pour tenter d’expulser tranquillement, mais y’a du monde devant ! On nous signale la CSI qui s’approche avec cagoules et boucliers. En tout, il y a 12 fourgons de CRS et 4 fourgons de flics. Grosse ligne de BAC, CRS, CSI, toujours cĂŽtĂ© boulevard Armand Duportal. Nelson Bouard, directeur dĂ©partemental de la sĂ©curitĂ© public, est sur place. C’est lui qui organise l’expulsion.
18h56, tout le monde est sorti, les occupant-es s’en vont, en chantant.


Mise à jour : 11 février à 15h00
Menace d’expulsion à Blagnac, appel à soutien !
Appel a soutien URGENT au squat de Blagnac 14 rue des Amandiers, la situation est compliquĂ©e des pompiers et policiers sont sur place, ils n’ont plus d’électricitĂ©. Merci de passer la bas et de relayer le message
La prĂ©fecture met un zĂšle certain pour empĂȘcher les ex-habitant·e·s de l’avenue de Muret Ă  retrouver un toit.
Lors de la tentative d’ouverture d’hier des dizaines de flics et le directeur dĂ©partemental de la sĂ©curitĂ© publique Nelson Bouard lui mĂȘme Ă©taient sur place. Aujourd’hui c’est une lettre signĂ© du prĂ©fet Étienne Guyot qui se fĂ©licite « d’éviter la reconstitution d’un nouveau squat » et appel les propriĂ©taires d’immeubles vides Ă  mettre en place « une surveillance particuliĂšre » de leurs biens



Le Collectif Russell
collectif [point] russell [at] gmail [point] com
https://squ.at/r/6xcf

Des squats Ă  Toulouse https://radar.squat.net/fr/groups/city/toulouse/squated/squat
Des groupes Ă  Toulouse https://radar.squat.net/fr/groups/city/toulouse
Des événements à Toulouse https://radar.squat.net/fr/events/city/Toulouse

Les sans papiers: https://radar.squat.net/fr/groups/topic/sans-papiers


Publié le 5 février 2020 par le Collectif Auto Media énervé et IAATA.




Source: Fr.squat.net