Tour d’horizon des manifestations du 31 mars dans quelques villes françaises, grâce aux comptes -rendus publiés sur divers médias autonomes.

La mobilisation à Tours a été un succès, avec un cortège réunissant environ 10 000 personnes malgré des conditions météo dégueulasses. Des lycéens, des étudiantes, des chômeurs, des salariées et des retraités manifestaient tous ensemble contre le projet de loi El Khomri.

A Lyon, 30 000 personnes ont manifesté dans les rues de Lyon lors d’une journée de mobilisation sans précédent depuis le début du mouvement contre la Loi Travail et son monde. Après un défilé emmené par les lycéen·nes, la police a mis la pression place Bellecour, ne tardant pas à sortir lacrymos et canons à eau et à lâcher les Baqueux. A 18h, 500 personnes se sont retrouvées pour une Nuit Debout place Colbert, qui s’est déplacée ensuite esplanade de la Grande-Côte. Une manif sauvage d’une centaine de personnes s’est baladée sur les Pentes avant d’être attaquée à coups de flashballs. Après une AG, la police est intervenue à minuit pour disperser les occupant·es. Voir plus d’infos sur le site Rebellyon.

A Paris, Marseille et Toulouse, on peut retrouver le déroulement de manifs qui ont également été marquées par une importante répression policière face à des manifestant-es déterminé-es.

A Toulouse, « la fac était bloquée, ainsi que l’IEP, les Beaux-Arts et cinq lycées. La manifestation est largement suivie (l’intersyndicale annonce 100.000 personnes) et les bureaucraties syndicales se font déborder : une partie de la manif part en cortège autonome d’au moins un millier de personnes qui sera ensuite scindé en deux. Le cortège autonome défile joyeusement dans le centre, tague et hurle sa haine des keufs : 2h30 de manif sauvage avec 1h de barricades et d’affrontements avec les flics lors de la tentative de rejoindre l’arrivée de la manif. »

A Strasbourg, 8 000 personnes ont manifesté, et les organisations syndicales ont déjà fixé un rendez-vous pour le 9 avril — après un premier rendez-vous le 5, appelé par les « organisations de jeunesse ».

A Caen, après une manifestation ayant réuni 10 000 personnes, un cortège de 1 000 manifestant-es a tenté d’investir le périphérique de la ville, mais a dû se replier sous les gaz lacrymogènes.

Grosse mobilisation aussi à Montpellier, où le cortège syndical a également été suivi d’une manifestation sauvage :

« Sous l’impulsion des lycéens, ce qui devait être une banale dissolution d’une manifestation s’est transformé en manifestation sauvage accompagnée du camion du syndicat Solidaires duquel fusaient alternativement slogans énervés et musique techno. L’occasion était belle pour repeindre quelques murs de la ville, et c’est ce qui fut fait. »

Une page permet de suivre toutes les infos sur la loi travail sur les sites locaux et participatifs du réseau “Mutu” (Brest, Paris, Tours, Marseille, Toulouse, Montpellier…). Enfin le site http://mediaslibres.org permet de voir d’un coup d’œil l’ensemble des infos des sites alternatifs francophones et la recension de http://rezo.net.