Avril 14, 2016
Par Collectif Emma Goldman
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Crédit photo: Simon Dingley / CBC
Plus d’une vingtaine de personnes occupent le hall d’entrée du bureau des Affaires autochtones, à Toronto. Ils-elles demandent au gouvernement fédéral d’agir immédiatement, afin de venir en aide à la communauté d’Attawapiskat, au nord du soi-disant “Ontario”. Ils-elles veulent aussi un plan d’aide sur le long terme et pas seulement de belles paroles en l’air, comme à l’habitude. 
Crédit photo: Idle No More Toronto.
Les occupant-e-s ont déclaré qu’ils-elles vont rester sur place jusqu’à ce que leurs demandes soient remplies. L’action de solidarité avec Attawapiskat a commencé par un die-in, afin de dénoncer la vague de suicides qui fait rage dans cette communauté d’environ 2 000 personnes. 
Crédit photo: Simon Dingley / CBC
Depuis octobre dernier, c’est plus de 100 tentatives de suicide qui ont été répertoriée,s dont 11 pour la seule journée de samedi, 9 avril [1]. La communauté est frappée par un manque de ressources, et une pauvreté élevée qui engendrent un désespoir total et un manque d’opportunité pour tous et toutes [1], mais surtout pour les plus jeunes. Ces derniers ont révélé ce dont  leur communauté a besoin pour se sortir de cette crise :

Le 12 avril dernier, plus de 150 personnes se sont réunies à Attawapiskat pour participer à une marche de solidarité avec la communauté. 
Crédit photo: Martin Trainor / CBC
Un rassemblement de solidarité avec les occupant-e-s du bureau des Affaires autochtones est prévu aujourd’hui à 18h30, à Toronto.
Attawapiskat est loin d’être un cas isolé. La communauté cree de Pimicikamak, au nord du soi-disant “Manitoba”,  a elle-aussi déclaré l’État d’urgence en mars dernier, après les suicides de 5 personnes. Le 10 mars, 1000 personnes de la communauté ont participé à une marche pour la prévention du suicide.
[1] Un pacte de suicide entre 13 personnes a été empêché mardi dernier, dont faisait parti une jeune fille de 9 ans.
[2] Il faut ajouter à cela le manque d’habitation où parfois de 14 à 15 personnes vivent sous le même toit, et les dommages laissés par les nombreux abus dans les pensionnats autochtones. Toutes ces problématiques ont engendré une augmentation de la prise de drogues et d’alcool. 
[3] À Attawapiskat comme dans bien d’autres communautés des Premières Nations, le coût des denrées est astronomiques. Crédit photo: Michael Bolen / Huffington Post Canada




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