Tombé dans un piège, arrêté par la police avec des conséquences graves

Devons-nous accepter que nos services publics, censés protéger les plus démuni·es d’entre nous, deviennent des auxiliaires de renseignement de la Préfecture ?

Le jeune A., 21 ans, entré en France en demandant l’asile, est tombé dans un guet-apens tendu dans les locaux de Pôle emploi par la police. Convoqué à l’agence de Bordeaux Bastide le 14 janvier pour une validation d’inscription, il a été appréhendé à sa sortie par les forces de l’ordre qui l’attendaient.

Accusé de possession d’un faux titre de séjour, il écope d’une obligation de quitter le territoire français. Il venait pourtant faire valoir ses droits après une mission de désarchivage pour la Cité Administrative de Bordeaux en contrat à durée déterminée !

Une cinquantaine de personnes indignées, individuelles ou représentant des syndicats et d’autres organisations, est venue demander des comptes au directeur de cette agence. Mr Thierry Diaz affirme qu’il n’était pas au courant et réfute toute participation du personnel de son site à ce traquenard.

Qu’en est-il ? Quel lien entre le service interne de « prévention des fraudes » de Pôle Emploi et la Préfecture ? La Préfecture utilise-t-elle les services de Pôle emploi pour organiser sa traque aux aux exilé.es ?

Nous n’en resterons pas là, nous voulons des réponses.

AC ! Gironde, AREVE, ARTS, CIP Gironde, Cenon en commun, CLL Nouvelle Aquitaine, CNT Interpro 33, CNT Construction 33, Collectif Bienvenue, Collectif des Gilets Jaunes de Saint-Macaire, Ensemble ! 33, FI 33, FSU 33, LDH 33, SNU Nouvelle Aquitaine, Solidaires 33, SUD emploi Nouvelle Aquitaine, SUD PTT 33, UCL 33, Florence Nacq, Marianne Perdu, Fabienne Porré

A Bordeaux le 07 février 2020


Article publié le 10 Fév 2020 sur Solidaires.org